Fin du confinement : 5 propositions pour redonner leur place aux usagers (Conseil pour l’engagement des usagers-CEU, instance consultative de la HAS)

ACTUALITÉ PRESSE - Mis en ligne le 07 mai 2020 (site Internet de l'HAS)

Fin du confinement : 5 propositions pour redonner leur place aux usagers

Pour intégrer le point de vue des usagers dans la sortie de confinement, le Conseil pour l’engagement des usagers (CEU), instance consultative de la HAS, formule cinq recommandations au Collège de la HAS et plus globalement aux instances de santé.

L’épidémie de COVID-19 et les mesures mises en œuvre pour en limiter la propagation ont un impact important sur les structures du secteur sanitaire, social et médico-social et leurs acteurs. A la demande de la présidente de la HAS, les membres du Conseil pour l’engagement des usagers (CEU, composé de représentants d’associations, d'usagers, de professionnels, d'universitaires) ont émis un avis dans lequel ils analysent la situation et formulent cinq recommandations  . Leur constat : un décalage face aux conséquences de l’épidémie dans les secteurs social et médico-social tant pour les personnes concernées que les équipes professionnelles, une mise de côté des dispositifs relatifs à la démocratie en santé, une communication écrite et audiovisuelle non adaptée pour les personnes fragiles générant parfois incertitude et peur et enfin l’exclusion de certains publics de prises en charge adaptées.

Réactiver les mécanismes de démocratie en santé

Eclipsée durant la période d'urgence, la démocratie en santé doit être restaurée par la relance de ses mécanismes et instances dont la majorité n’a pas été consultée depuis la survenue de l’épidémie. Aux yeux du CEU, comme pour d'autres acteurs (Conférence nationale de santé, Société française de santé publique, France Assos Santé), il est impératif de réactiver ces instances. Pour mettre en œuvre cette première recommandation, il appelle au recours aux outils numériques, en veillant aux inégalités qu’ils peuvent entrainer.

Informer et adapter les messages aux populations éloignées des circuits classiques d’information

La deuxième recommandation du CEU porte sur l’importance de justifier et d’avoir une approche pédagogique en direction de ces populations afin que le cadre et les contraintes d’un déconfinement soient compris et acceptés. Il est primordial que les modalités de déconfinement prennent en compte notamment le respect des libertés individuelles, l’importance des relations sociales, les particularités de certaines situations comme l’impossibilité pour certaines personnes de porter un masque.

La troisième recommandation précise les conditions d’une communication réussie. Construite en s’appuyant sur une approche raisonnée des faits et connaissances, la communication publique (communication radio-télévisée, conférence de presse, interview) peut être améliorée sur certains points. Le CEU prend pour exemple la construction de messages ciblés vers les populations les plus vulnérables (utilisation du langage « Facile à lire et à comprendre ») et espère que les médias apporteront au public une information pédagogique, scientifique, vérifiée et évitant d’être anxiogène.

Accompagner les populations éprouvées par l’épidémie

La quatrième recommandation insiste sur l’importance de réactiver les parcours de santé des patients dont la coordination n’a pas été optimale durant la période de confinement pour que la période de déconfinement ne se solde pas par une perte de chance pour les patients. Le CEU alerte les autorités sur une série de situations potentiellement problématiques : retour à domicile des patients ayant séjourné dans un établissement de santé (importance de la lettre de sortie) ; situation de patients ayant contracté le COVID-19 ; situation des personnes dont la prise en charge hospitalière a été suspendue au cœur de la crise… Le CEU passe par ailleurs en revue différents outils devant faciliter cette coordination : outils d’aide et d’accompagnement élaborés par les associations d’usagers, téléconsultation, dispositifs électroniques d’aide au repérage de situation d’urgence…

Enfin, dans sa cinquième recommandation, le CEU rappelle l’importance qu’il convient d’accorder aux rituels sociaux reconnaissant les souffrances engendrées par l’épidémie et ses nombreux décès. Ils permettent aux personnes, aux familles, aux professionnels et à la société d’entrer en résilience afin de surmonter les traumatismes du deuil.

Consulter cet article en ligne sur le site Internet de la HAS : CEU-HAS-Fin du confinement : 5 propositions pour redonner leur place aux usagers

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La démocratie en santé victime du virus ?

Communiqué de presse – 6 mai 2020

Ce communiqué s’inscrit dans une démarche nationale faisant suite à un constat assez généralisé sur le territoire de mise à l’arrêt et de reprise à un rythme très faible de la Démocratie en santé. Un focus régional souligne la réactivation de la Démocratie en santé en Occitanie.

Nos constats : des instances de démocratie en santé au ralenti et des associations d’usagers peu impliquées dans la gestion de crise.

Depuis le début de la crise sanitaire, nous constatons un affaissement des structures permettant l’expression des droits collectifs : les lieux de démocratie en santé ne fonctionnent pas comme ils devraient, notamment dans les instances régionales et territoriales (CRSA, CTS, CDCA). Certaines sont d’ailleurs à l’arrêt total, d’autres fonctionnent de manière informelle ou au ralenti, et enfin certaines, mieux équipées, ont pu se mobiliser pour travailler sur des thématiques spécifiques à distance[i]. Il en est de même dans bon nombre de structures hospitalières publiques ou privées où les portes ont également été fermées pour les représentants des usagers et où le lien, même à distance semble rare.

En dehors de ces instances, les associations d’usagers sont peu impliquées dans les décisions de crises à l’échelle régionale et territoriale. Nous pensons en premier lieu aux recommandations de prise en charge par pathologies/filières, où la concertation se réduit souvent à l’unique consultation des fédérations d’établissements ou des sociétés savantes.

Gérer la crise POUR nous MAIS pas SANS nous !

Les instances de démocratie en santé et les associations d’usagers ne sont pas des « experts » des situations de crise. Il est néanmoins primordial de les associer : elles apportent un éclairage essentiel sur les décisions envisagées et retenues, sur l’information à partager, sur la vie quotidienne des personnes malades, en situation de handicap, âgée, des usagers en général, dans ce contexte de crise sanitaire….

L’état de sidération que chacun (autorités, professionnels, associations) a pu ressentir au moment de l’explosion de l’épidémie doit désormais être dépassé. C’est pourquoi, nous demandons notre implication immédiate dans la politique de gestion de crise à l’échelon régional et territorial afin de permettre l’expression d’une parole collective, celle des populations qui subissent les effets de l’épidémie et ses conséquences psychologiques et sociales.

Nous appelons également à être associés à la préparation du « déconfinement ». Dans ce cadre, nous souhaitons disposer d’une transparence totale de l’information sur la gestion de crise régionale et territoriale - notamment la volumétrie de matériels de protection et de dépistage disponibles - et demandons que la population bénéficie de messages clairs et unifiés. Nous associatifs, sommes déjà au travail pour délivrer des messages à destination des publics fragiles et isolés, qui sont souvent les grands oubliés, hélas, des communications institutionnelles. Pour que ces messages soient entendus et acceptés, les mesures prises doivent être comprises.

Focus régional

En Occitanie, une dynamique de concertation retardée mais réelle avec les Instances régionales, dans une volonté de partenariat entre soignés et soignants.

France Assos Santé (FAS) Occitanie souligne :

  • La sidération de tous, instances régionales, soignants sous pression, associations d’usagers, par l’explosion de la crise et son évolution initiale.
  • La réponse des instances régionales à l’interpellation de FAS Occitanie avec la mise en place d’une concertation retardée mais réelle pour essayer de donner leur juste place aux usagers du système de santé dans la gestion de la crise au moment où doit se mettre en place un déconfinement gradué et progressif.
  • La nécessité de poursuivre cette concertation aux niveaux départemental et local, en accompagnant l’engagement des Représentants des Usagers (RU) à porter et évaluer sur le terrain la juste et égale application des recommandations régionales.
  • La volonté de FAS Occitanie de poursuivre ces démarches dans la dynamique d’un partenariat entre soignés et soignants, qui est un des axes forts du Projet Régional de Santé 2022 (ARS pour l’Occitanie).

Notre implantation associative via nos délégations régionales et les associations qui les composent est une force. Autorités sanitaires : associez-nous !

Gérard Raymond, Président de France Assos Santé
Jean-Michel Bruel, Président de France Assos Santé Occitanie 

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Télécharger notre communiqué de presse du 6 mai 2020 :

Ce communiqué s’inscrit dans une démarche nationale faisant suite à un constat assez généralisé sur le territoire de mise à l’arrêt et de reprise à un rythme très faible de la Démocratie en santé. Un focus régional souligne la réactivation de la Démocratie en santé en Occitanie.
Lien : 2020 05 06 CP-democratie-en-sante VF_focus Occitanie

Retrouver notre communiqué de presse du 6 mai 2020 sur notre page Facebook FAS Occitanie


[i] Ainsi par exemple les CRSA de Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne ont travaillé sur un avis commun adopté le 9 avril 2020 & intitulé « L’heure n’est pas au déconfinement mais elle l’est à sa préparation dans un cadre qui associe éclairage scientifique et débat démocratique ».


Contact presse : France Assos Santé Occitanie : tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org


Le soin c’est l’affaire de tous ! – Dans la pandémie, usagers agissant en partenaires, ou mis à l’écart ?

Communication au réseau – 27 avril 2020

Le soin c’est l’affaire de tous ! – Dans la pandémie, usagers agissant en partenaires, ou mis à l’écart ?

« Laissez les affaires là, on les lui fera passer. Les visites sont strictement interdites ! »

« Mais, mais… ». La dame n’a pas pu poursuivre. Elle a laissé là à la réception de la clinique tout ce qu’elle avait soigneusement préparé et porté. Son mari a été hospitalisé en urgence pour une occlusion intestinale et lorsque l’équipe du SAMU est venue le prendre à la maison ce week-end dernier, elle n’a pas eu le temps de préparer quoi que ce soit. Aujourd’hui en début de semaine elle n’a pas de nouvelles sinon qu’il est revenu du bloc opératoire, qu’il allait mieux, puis qu’il doit sans doute y retourner. Elle sait que son mari, à plus de soixante-dix ans, souvent lassé par son diabète et son cortège de complications, va « se laisser aller » et même « se laisser mourir » s’il n’a pas rapidement un contact, même distant, avec elle, mais un contact réel. Elle n’a que quelques années de moins que lui mais c’est elle qui entretient au quotidien ce qui donne une raison de vivre, c’est elle qui prend soin.

Cette situation elle se répète peu ou prou, dans de trop nombreux établissements hospitaliers, depuis le début de la crise actuelle, et ceci en dehors même des filières de soins de la Covid 19 dont on comprend l’extrême tension et les indispensables contraintes de sécurité. Dans ces établissements cette situation est souvent indépendante des soignants directs dont certains s’offusquent de la rigidité des règles « venues d’en haut » qu’ils sont sommés de respecter. Et il n’est pas question ici d’abonder le lot des accusations et vociférations trop entretenues par certains médias complaisants quand ils ne sont pas incitateurs ! Mais comment ne pas s’interroger ?

D’abord en constatant que dans certains établissements, malgré les contraintes et la pression extrême auxquelles sont soumises les équipes, les soins sont organisés en concertation pour continuer à respecter un accompagnement global de la personne. Ici en organisant, y compris dans une unité Covid 19, la visite d’un proche aidant quand cela est indispensable au patient (en particulier dans une situation particulière comme la fin de vie) et reste possible au regard des équipes soignantes ; les responsables de service de réanimation ont depuis longtemps avant la crise actuelle accompagné cette réflexion et mis en œuvre les mesures qui en découlent ; nombreux sont ceux qui ont maintenu cet effort en l’adaptant dans la crise actuelle. Là en continuant à autoriser la présence d’un parent auprès d’un enfant hospitalisé et en l’organisant au mieux. Au contraire force est de constater que d’autres établissements imposent sans discernement des mesures de restriction d’accompagnement du soin peut-être parce qu’elles leur facilitent l’organisation quotidienne des soins techniques, en espérant que ce n’est pas pour préserver leur rentabilité économique ; et ceci quitte à inciter les soignants à revenir à des clivages dans lesquelles le vieux réflexe de « je suis un professionnel de santé, je sais ce que j’ai à faire, et en plus je fais ce que l’on me dit » est pour un soignant épuisé la voie la plus simple et la plus sécurisante.

Il nous faut ensuite nous interroger ensemble sur les recommandations institutionnelles qui redescendent en cascade d’un système administratif encore centralisateur, et qui ont pu changer jusqu’à en être contradictoires, en renvoyant à la responsabilité des strates régionales, locales et individuelles. Même si cela diminue l’efficacité ça permet aussi de ne pas avoir à porter directement le poids des dysfonctionnements induits et multiplier les « boucs émissaires » pour reprendre le titre d’un quotidien national.

Il faut enfin s’interroger sur la meilleure solution à trouver ensemble pour éviter les dérives à deux niveaux distincts. D’abord celui du terrain où la confrontation directe au danger infectieux ne doit pas faire sous-estimer l’importance du soin global y compris dans la composante bénéfice/risque que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir prendre en compte. Ensuite celui des institutions de santé, régionales et nationales, où il serait inexplicable et inexcusable que soit abandonnée la concertation dans l’élaboration et la diffusion de mesures claires et précises ; concertation qui est aussi le seul moyen efficace de s’assurer que l’application de ces mesures est également partagée par tous les établissements et ne dépend pas sur le terrain de la seule implication personnelle de certains.

Ne pas reconnaître comme partie intégrante du soin le lien entre un aidant et le patient à qui il est indispensable, serait méconnaître ce qu’est le soin. Ce serait n’y voir que la partie technique et scientifique de la pratique des professionnels de santé, alors qu’on en sait les limites. Ce serait se résigner à voir une crise grave déshumaniser le soin.

Depuis plusieurs années un mouvement conforte la modification historique récente des rapports entre ceux qui sont soignés et ceux qui les soignent. À titre individuel comme à titre collectif, les patients, leurs aidants et d’une manière plus générale les citoyens usagers du système de santé participent activement à ce mouvement. Ils montrent que chacun doit mieux s’impliquer dans son parcours de soins et de vie pour être acteur de sa santé. Ils montrent aussi que l’institutionnalisation de ce mouvement doit permettre une meilleure démocratie en santé. De plus en plus nombreux sont les professionnels de santé qui les rejoignent dans ce mouvement.

Dans cette période de crise sanitaire sans précédent, que nous soyons professionnels de santé impliqués sur le terrain, organisateurs institutionnels des soins, patients ou aidants, représentants des usagers (RU) ou simples citoyens usagers du système de santé, ne laissons pas les usagers à l’écart. Faisons-les participer à la réflexion sur les orientations à prendre, à la définition des règles à appliquer, à la diffusion des mesures à respecter. Le partenariat en santé c’est ça ! Nous y gagnerons tous. Et les enjeux du déconfinement à venir pourraient nous aider à le prouver ensemble.

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

 


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N°0 - « Pour notre santé ! » : les News de France Assos Santé Occitanie

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Bonne lecture !


Vivre en usagers partenaires une crise sanitaire grave

Edito du Président FAS Occitanie – 16 avril 2020

Vivre en usagers partenaires une crise sanitaire grave

Vous prenez connaissance de l’éditorial de ce premier numéro de notre lettre de liaison « Pour notre santé ! : les News de France Assos Santé Occitanie » alors que nous vivons une crise sans précédent. Crise sanitaire dont personne n’avait prédit la vitesse de propagation, l’ampleur, la gravité ni notre difficulté à y faire face. Crise qui bouleverse notre vie quotidienne et dont nous ne faisons qu’entrevoir pour l’instant les conséquences psychologiques et socio-économiques. Crise mondiale qui met à mal, comme les grandes épidémies ou les grandes guerres pour nous historiques, ce que nous pensions être l’équilibre de notre vieille Terre, même en le sachant fragile. Crise dont un des risques, immédiat comme à terme, est d’accroître encore les inégalités d’accès aux ressources essentielles, qu’elles soient économiques, culturelles ou même alimentaires et sanitaires.

« tous engagés dans le développement du partenariat en santé…»

Avec France Assos Santé Occitanie nous sommes tous engagés dans le développement du partenariat en santé qui est la seule voie d’amélioration continue et durable de la qualité et de la sécurité des soins. Ce partenariat oblige les usagers et les professionnels de santé à chercher comment faire passer le patient d’un statut d’objet de soins à celui de sujet de soin. Il doit progressivement conforter les valeurs qui chez les uns et chez les autres fondent la confiance, clé essentielle de la relation de soin.

La journée thématique organisée par France Assos Santé Occitanie, avec l’appui de l’ARS Occitanie et de Savoirs Patients, le 4 février 2020 à Narbonne sur « Usagers partenaires en Santé : l’avenir du soin », et à laquelle vous avez été nombreux à participer, nous a permis d’entrevoir le grand nombre de missions, de compétences et de champs d’action d’un tel partenariat.

Je me suis déjà adressé à vous tous, membres du réseau France Assos Santé Occitanie, et le refais aujourd’hui pour vous dire combien l’état d’urgence sanitaire auquel nous sommes confrontés vient nous montrer que ce partenariat est vital pour tous. Et c’est en partenaires engagés que nous devons solidairement lutter.

Lutter dans notre position d’usagers c’est reconnaître les positions de chacun. D’abord celle des soignants de la première ligne en contact direct de soin avec les patients atteints de la Covid 19. Celle aussi de tous les professionnels qui participent à l’indispensable maintien à l’équilibre de notre système de santé. Celle enfin de toutes celles et tous ceux qui assurent au quotidien la poursuite des tâches essentielles à une activité socio-économique de base.

Notre devoir d’usagers du système de santé c’est nous montrer solidaires des mesures générales envisagées. C’est pour chacun d’entre nous relayer leur absolue nécessité par notre exemple et tous les autres moyens appropriés. C’est reporter à la sortie de crise nos interrogations personnelles sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire ! Mais comment ?

« respecter les consignes sanitaires sans renoncer aux soins indispensables… »

D’abord en respectant sans compromis les consignes sanitaires qui nous sont données, notamment de confinement et de « distanciation sociale ».  C’est aussi la première chose qui nous est demandée par les soignants et la première marque de respect et de reconnaissance que nous leur devons.

C’est aussi maintenir l’attention que nous portions ou voulions porter avant la crise à notre santé personnelle et à notre équilibre de vie. Essayons d’éviter toute dérive dans notre hygiène de vie quotidienne, comme peuvent le faire craindre les premières constatations sur des réactions compensatoires de suralimentation ou de consommation abusive d’alcool ou d’autres toxiques. Ne confondons pas renoncement aux soins et report de soins ! Rappelons-nous qu’un report de soins ne doit se faire qu’après avoir échangé avec le médecin qui nous suit habituellement et qu’infirmiers et pharmaciens sont aussi là pour nous conseiller.

« ne pas oublier les plus vulnérables… »

C’est encore ne pas confondre confinement et repli sur soi. Dans notre tendance, peut-être naturelle, à nous plaindre d’abord nous-mêmes, avons-nous réfléchi à la situation de ceux pour qui les mesures que nous vivons comme une contrainte sont particulièrement difficiles voire impossibles à respecter ? Les personnes en situation de grande précarité et a fortiori celles qui « à la rue » voient leurs conditions d’aide et d’accueil se complexifier ou disparaitre. Les patients dont la santé mentale déficiente vient altérer la compréhension des mesures prises et rend encore plus difficile le contact qu’ils avaient avec leur famille et leurs amis. Tous ceux dont l’âge avancé, la maladie préexistante ou la situation de handicap sont autant de risques supplémentaires face au virus, mais aussi face à l’isolement contraint qui les prive brutalement des aidants et des services sur lesquels ils comptaient tous les jours. Toutes celles et ceux qui subissent des violences quotidiennes exacerbées par le confinement. Rappelons-nous aussi que l’attention à toutes ces personnes « vulnérables » est un des axes forts du Projet Régional de Santé Occitanie 2022.

À chacun de nous d’imaginer et mettre en œuvre toutes les mesures appropriées pour rendre moins dures toutes ces difficultés, actuelles et à venir. Et parmi elles, la volonté de maintien d’un contact social et de petits gestes d’entraide, respectueux des consignes sociales de protection, doit être notre objectif quotidien. Redisons-nous l’émotion suscitée et le réconfort apporté par un panier laissé devant la porte, un coup de téléphone, un e-mail et ses images jointes, un salut adressé depuis le balcon ou la fenêtre ouverte… Au-delà, reconnaissons tous les gestes de solidarité qui s’expriment et inscrivons les dans la durée.

« s’attacher à une juste information.. »

C’est enfin participer à la transmission d’une juste information. En cet état de crise soyons particulièrement attentifs à nos sources d’information. Parmi ces médias ne soyons pas passivement complices de ceux qui cherchent à augmenter leur audience par le recours exclusif au « scoop » ou au « scandale ». Sur les « réseaux sociaux » comme dans nos relations plus directes essayons de repérer les nombreuses informations diffusées sans avoir été suffisamment vérifiées, et luttons contre celles émanant de personnes prêtes à relayer le sensationnel, à se faire valoir ou pis à diffuser une information malveillante qu’elles savent parfaitement fausse. Privilégions au contraire les informations des sources officielles,  celles coordonnées par nos organisations de santé à commencer par le site www.sante.fr où vous trouverez un « Bulletin d’information COVID-19 en Occitanie » publié par l’ARS Occitanie et quotidiennement mis à jour. Celles initiées et soutenues par France Assos Santé Occitanie  sur notre site via www.france-assos-sante.org/occitanie, ou encore celles de notre Union nationale via www.france-assos-sante.org. N’abandonnons-pas pour autant le recul nécessaire à la réflexion et l’esprit critique !

Enfin j’attire votre attention sur le fait que cet éditorial introduit la première diffusion de « Pour notre santé ! : Les News de France Assos Santé Occitanie », qui lance notre lettre de liaison. Cette lettre porte le numéro « 0 » pour traduire la volonté de notre Commission Communication, que je remercie pour son travail soutenu, de vous faire participer le plus possible au fond et à la forme de cet outil, pour mieux vous impliquer ensuite dans la manière dont nous le ferons vivre. Nous ferons en sorte, tous ensemble, que cette Newsletter nous aide à montrer que le partenariat en santé est plus que jamais nécessaire, ouvert et urgent.

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

 

 


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 Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables…

Communiqué de presse - 7 avril 2020

   

Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables…

Depuis l’application des mesures de confinement, indispensables, les professionnels de santé libéraux, tous mobilisés, redoutent que de nombreux patients, notamment suivis pour maladie chronique mais également tous les usagers du système de santé, n’apportent plus au suivi de leur état de santé la vigilance nécessaire.

Certains de ces patients ne veulent pas « déranger inutilement ». D’autres, inquiets, craignent d’être contaminés en se rendant dans les cabinets médicaux ou encore verbalisés au prétexte que leur motif de consultation ne serait pas jugé assez « urgent » dans ce contexte de confinement imposé.

France Assos Santé Occitanie veut rappeler qu’il ne faut pas confondre renoncement aux soins et report de soins.

France Assos Santé Occitanie s’associe aux Unions Régionales des Professionnels de Santé, médecins libéraux, infirmiers libéraux et pharmaciens d’Occitanie pour rappeler qu’un report de soins ne doit se faire qu’après avoir échangé avec le médecin qui vous suit habituellement. Infirmiers et pharmaciens sont aussi là pour vous aider à le contacter et vous conseiller.

Un contact avec les professionnels de santé qui vous suivent habituellement, et en particulier avec votre médecin traitant, vous aidera à vous maintenir en aussi bonne santé que possible.

De nouvelles dispositions, comme une téléconsultation lorsqu’elle est possible, d’autant qu’elle est remboursée à 100 % par l’Assurance Maladie, viennent, particulièrement en cette période d’épidémie renforcer les conseils généraux qu’il est possible d’obtenir par un simple appel téléphonique. Si c’est nécessaire votre médecin vous proposera une consultation physique. Ces consultations ont été organisées pour vous protéger au mieux pendant cette période critique d’épidémie.

Alors, n’hésitez pas, demandez conseil aux professionnels de santé qui vous connaissent, vous ne les dérangerez pas, ils sont là pour ça !

  • Jean-Michel Bruel, Président de France Assos Santé Occitanie
  • Docteur Maurice Bensoussan, Président de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Médecins libéraux Occitanie
  • Jean-François Bouscarain, Président de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Infirmiers libéraux Occitanie
  • Valérie Garnier, Présidente de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Pharmaciens Occitanie

Contacts presse :

Télécharger notre communiqué de presse du 7 avril 2020 :

CP - Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables


Usagers engagés dans la diffusion de la juste information en état d’urgence sanitaire

Communication au réseau – 27 mars 2020

Usagers engagés dans la diffusion de la juste information en état d’urgence sanitaire

Je vous ai évoqué dans mon dernier communiqué du 19 mars l’engagement des usagers partenaires en état d’urgence sanitaire.

J’ai insisté et le fais à nouveau aujourd’hui sur l’importance de respecter et faire respecter les mesures générales envisagées, à commencer par les règles de confinement. Encore une fois, l’heure n’est pas à la discussion sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire ! De faire aujourd’hui ! Et le mieux possible !

Je voudrais souligner le rôle majeur des patients, des usagers du système de santé et de leurs associations, dans la diffusion de la juste information.

Nombreuses sont, vous le savez, les informations diffusées sans avoir été suffisamment vérifiées, quand il ne s’agit pas d’informations émanant de personnes prêtes à relayer le sensationnel, voire prêtes à tout pour se faire valoir ou pis à diffuser une information malveillante qu’elles savent parfaitement fausse.

C’est dire avec quelle prudence nous devons recevoir certaines informations, et encore plus les relayer.

C’est pour cela que je voudrais recommander, en particulier à ceux d’entre vous qui sont des utilisateurs débutants ou habitués d’Internet ou des réseaux sociaux, de privilégier les sites sécurisés officiels diffusant des informations validées. Cela implique, entre autres, d’accepter l’accès à ces informations avec un peu de délai par rapport à celles diffusées par des médias à la recherche du « scoop » ou de ne pas relayer à brûle-pourpoint des informations de témoignages indirects souvent peu fiables.

France Assos Santé Occitanie relaie, sur la page infos de son site via www.france-assos-sante.org/occitanie , les informations liées à la crise du COVID-19 : ses principales informations régionales, comme le communiqué que vous êtes en train de lire et aussi les informations nationales importantes, notamment celles émanant de France Assos Santé via www.france-assos-sante.org .

Vous y trouverez aussi un lien direct vers le site www.sante.fr que France Assos Santé Occitanie souhaite impulser, en partenariat étroit avec l’ARS Occitanie.

Enfin, j’ai fait part à l’ARS Occitanie de notre volonté d’être prêts à participer à la diffusion urgente de toute information pour accompagner auprès des usagers des mesures ou des dispositions nouvelles concernant la prévention, le dépistage ou la réorganisation de soins, aussitôt que de telles mesures pourraient être décidées.

Considérons ensemble que le partenariat en santé et notre souhait commun d’aider les soignants en première ligne passent aussi par la responsabilité que nous avons en matière d’information. Affirmons ce message et relayons-le !

Et je vous remercie avant de fermer la fenêtre de notre site régional, d’en mettre le lien en bonne place dans vos « favoris ».

Solidairement,

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie


Santé.fr - Point Coronavirus en Occitanie

 

Point de situation Coronavirus en Occitanie : actualité et conduite à tenir

 Source : Agence régionale de santé Occitanie - (ARS) Publiée le 25/03/2020

Retrouvez toutes les informations sur le Coronavirus en Occitanie actualisées en temps réel, le point quotidien sur la situation en région et par département via lien ci-dessous :

https://sante.fr/actualites/point-de-situation-coronavirus-en-occitanie-actualite-et-conduite-tenir

 

Santé.fr , documentation téléchargeable :

Santé.fr : une information fiable et utile (affiche)

Santé.fr : votre réflexe santé au quotidien ! (flyer)

 


FAQ Coronavirus : usagers, patients, malades, ce qu’il faut savoir

Fais-je partie des populations à risque ? Comment me déplacer pendant le confinement ? Dois-je arrêter mon traitement ?

Alors que les mesures visant à limiter la diffusion du coronavirus appliquées en France impactent directement les usagers du système de santé, les interrogations pleuvent. Passage en revue des principales informations à savoir.

Retrouver les réponse à vos question sur le site de France Assos Santé via le lien suivant : 

https://france-assos-sante.org/actualite/covid-19-questions-reponses/


Revivez la journée Régionale "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin"

Vidéo Journée régionale - 04.02.2020

Revivez la journée Régionale "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin"

Le 4 février 2020 a eu lieu la Journée régionale de France Assos Santé Occitanie "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin" à l'Hôtel consulaire de Narbonne, CCI de l’Aude. Notre journée régionale a été chargée, dense et riche. Bravo et merci d’avoir largement contribué, par votre présence et par la qualité de votre participation aux échanges, à la réussite de cette journée.

Revivez les différents moments de la journées (chapitrage sous la vidéo) : https://youtu.be/-caB3EbVXYI

Programme de la journée : Programme-FAS-040220

ÉDITO

 « Que nous soyons patient vivant avec une maladie chronique, personne en situation de handicap, proche-aidant, représentant des usagers (RU)ou « simple » citoyen, nous sommes tous usagers du système de santé. Nous pensons important de participer directement à l’organisation de notre propre parcours de soin et de vie, mais aussi à l’organisation générale du système de santé. La qualité de la relation entre celui qui est soigné et ceux qui le soignent est largement conditionnée par le partage de valeurs communes comme le respect, la loyauté, la transparence. De ces valeurs résulte la confiance réciproque entre soigné et soignant qui permet d’établir une alliance, un partenariat qui est un facteur clé de la co-construction d’un parcours de soin.

Les usagers du système de santé peuvent, dans une telle démarche, être des partenaires investis dans des missions différentes et avec des compétences spécifiques.

Participons à définir ce qu’est l’usager partenaire en santé pour mieux nous impliquer dans ce partenariat et en faire reconnaître, dans la vie de tous les jours, l’importance.

C’est l’objectif de la journée « Usagers partenaires en Santé : l’avenir du soin » organisée par France Assos Santé Occitanie, en partenariat avec l’ARS Occitanie et l'appui de l’Institut Savoir(s) Patient(s).

France Assos Santé Occitanie est profondément attachée au respect de l’expression des partenaires en santé dans leur diversité, c’est pourquoi nous vous remercions toutes et tous d'avoir participé à notre journée régionale du 4 février dernier à Narbonne. »

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

 


Contact(s) communication :

France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org