Formation (presque) tout ce que vous devez savoir

La formation à France Assos Santé : comment ça marche ?

Pour les représentants des usagers (RU) comme pour les adhérents associatifs, la formation est une clé essentielle pour défendre les droits des usagers et participer pleinement à la démocratie en santé.

France Assos Santé vous accompagne tout au long de l’année avec des formations pratiques, accessibles et animées par des formateurs experts du réseau.

Pourquoi se former ?

Pour les RU

  • ✅ Gagner en compétences et en légitimité
  • ✅ Maîtriser les textes et les outils
  • ✅ Mieux analyser les situations
  • ✅ Faire entendre la voix des usagers avec plus d’impact

Pour nos adhérents

  • ✅ Comprendre les enjeux de la démocratie en santé
  • ✅ S’impliquer dans les instances
  • ✅ Mieux accompagner les usagers au sein de leur association

💡 Bon à savoir

🎯 Nos formations sont gratuites pour les bénévoles des associations adhérentes à France Assos Santé.
🚗 Les frais de déplacement sont pris en charge sur justificatifs.

Comment trouver la formation qui vous convient ?

Les formations sont disponibles sur deux sites :

Chaque mois, un rappel des formations à venir est envoyé par mail pour que vous ne manquiez rien.

L’offre couvre de nombreux thèmes :
Le socle obligatoire « RU en avant ! », l’analyse des plaintes, l’amélioration de la qualité en établissement (certification, critères…), le rôle du RU en médiation, la prise de parole, et bien d’autres encore !

📝 Comment s’inscrire en 6 étapes ?

  1. Étape 1 – Je choisis ma formation
    Rendez-vous sur notre site, rubrique « Formations », et sélectionnez la formation qui vous intéresse.
  2. Étape 2 – Je clique sur le lien de pré-inscription
    Chaque session dispose d’un lien dédié. Cliquez dessus pour accéder au formulaire.
  3. Étape 3 – Ma demande est traitée
    Votre pré-inscription est prise en charge par la délégation France Assos Santé concernée.
  4. Étape 4 – Je reçois un mail de confirmation
    Vous recevrez rapidement un mail de confirmation de pré-inscription.
  5. Étape 5 – Je reçois deux rappels
    15 jours avant : rappel et demande de confirmation définitive
    2 jours avant : rappel logistique (horaires, lieu, etc.)
  6. Étape 6 – Je réponds au questionnaire des attentes
    Un questionnaire vous est envoyé avant la formation. Merci d’y répondre : il nous permet de connaître vos attentes et d’adapter les contenus (régimes alimentaires, modes de transport pour les remboursements, etc.).

Après la formation

  • ✔️ Vous recevrez votre attestation de participation.
  • ✔️ Vous recevrez également un questionnaire d’évaluation.

➡️ N’oubliez pas de nous faire parvenir vos demandes de remboursement selon la procédure et les conditions prévues par France Assos Santé (tableau de note de frais rempli + justificatifs).


🗓️ Et pour aller plus loin, contribuez au plan de formation 2027 !

Chaque année, nous élaborons le plan de formation de l’année suivante en fonction des besoins exprimés par les RU et les associations adhérentes.
Nous avons besoin de vos retours !

En quelques minutes, vous pouvez nous aider à :

  • Définir les priorités – Quels thèmes souhaitez-vous voir développés ?
  • Choisir les bons formats – Présentiel, visio, ateliers, formations sur plusieurs jours ?
  • Identifier vos difficultés – Sur quelles missions auriez-vous besoin d’être formé ?
  • Adapter nos contenus – Vos retours nous aident à faire évoluer nos formations.

✨ Pourquoi participer ?

Parce que ce sont vos besoins qui guident notre offre et chaque réponse nous permet de mieux vous accompagner.

⏱️ Quelques minutes suffisent.


⚠️ Un point important :
Les désistements de dernière minute privent d’autres RU et bénévoles d’une place gratuite, engendrent des frais (salle, repas…) et perturbent la dynamique de groupe.
Nous comptons sur vous pour annuler le plus tôt possible en cas d’imprévu.

Merci pour votre engagement !

L’équipe France Assos Santé Occitanie


Focus santé mentale - juin 2026 !

Santé mentale : priorité de santé publique

Rôle clé des associations agréées et des représentants des usagers (RU)

Définition large, SISM 2026, programme BREF, PTSM — en Occitanie et au-delà

Au sens large, la santé mentale ne se réduit ni à l’absence de maladie diagnostiquée, ni à la capacité de bien fonctionner socialement ou professionnellement.
Elle désigne plutôt la possibilité d’exister pleinement, avec ses hauts et ses bas, sans être exclu·e ou dévalorisé·e pour ses vulnérabilités.
Elle suppose de pouvoir tisser des liens sincères et sécurisants, de vivre dans des conditions matérielles et relationnelles dignes, et de
ne pas subir d’injonction à guérir ou à performer pour avoir de la valeur.
Une approche large de la santé mentale est donc indissociable de l’environnement social, du refus des violences institutionnelles,
et de la reconnaissance des diverses manières d’être et de ressentir comme des variations légitimes de l’expérience humaine.

🔍 Découvrez quelques actualités en Occitanie pour vous informer, vous former et agir sur votre territoire. Les représentants des usagers (RU) et les associations agréées ont un levier essentiel pour transformer les pratiques, défendre les droits culturels et construire une santé mentale émancipatrice.

🎨 « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts » – SISM 2026

📅 Du 5 au 18 octobre 2026 – 37ᵉ édition des Semaines d’Information sur la Santé Mentale


SISM 2026

Créer, c’est soigner. Chanter, peindre, danser, aller au musée ou lire un bon roman… Ce n’est pas qu’un loisir. C’est aussi un puissant levier de prévention, de rétablissement et de lien social. L’édition 2026 des SISM s’appuie sur un rapport de l’OMS compilant plus de 3000 études sur les bienfaits des pratiques artistiques pour la santé mentale et physique, à tout âge.

🤝 Comment les représentants des usagers peuvent-ils agir ?

  • 🎤 Témoignez : proposez votre expérience lors d’un ciné-débat ou d’une conférence.
  • 🖼️ Organisez une exposition : valorisez les œuvres des personnes accompagnées.
  • 🏛️ Plaidez pour l’accès à l’art pour tous : dispositifs comme les « ordonnances muséales » ou « Culture Relax ».

Pour vous aider : guide méthodologique des SISM et ressources du Psycom. Rappochez-vous des CLSM.

🗺️ Voir la carte des CLSM →

💬 BREF : un programme de psychoéducation pour les familles – Unafam

 

Vous accompagnez un proche en situation de trouble psychique ? L’Unafam propose BREF, un programme de psychoéducation destiné aux familles et aux proches aidants.

  • Mieux comprendre les troubles psychiques et leurs traitements
  • Développer des compétences pour faire face au quotidien
  • Réduire l’épuisement et l’isolement des aidants
  • Renforcer la communication avec le proche malade et les soignants

Pour les RU et les associations : relayer ce programme auprès des familles et de vos établissements de santé.

🔗 Découvrir BREF sur le site de l’Unafam Aveyron

*Programme national, accessible en Occitanie.

📍 QUELQUES ACTUALITÉS OCCITANES :

Renouvellement du PTSM des Hautes-Pyrénées – Mobilisation associative et professionnelle

📅 Jeudi 2 juillet 2026 – Tarbes

Acteurs associatifs locaux, vous êtes invités à partager le bilan du PTSM 65 et à co-construire le prochain chapitre.

Un PTSM, c’est un projet local qui rassemble tous les acteurs (professionnels, usagers, aidants) pour améliorer concrètement les parcours de soins et de vie.


🤝 Journée interprofessionnelle en santé mentale (Tarn-et-Garonne – 30 juin 2026)

📆 30 juin 2026 – Espace culturel Jean Bourdette, Montbeton

Organisateurs : PTSM 82, DAC82, Unafam, UDAF, ASEI, CH Montauban, FERREPSY, etc.
Thème : « Comment accompagner la complexité des parcours, des individus et des organisations ? »

  • Tables rondes interprofessionnelles et usagers
  • Théâtre forum
  • Exposition « Voyage dans les arts de la santé mentale »

🔗 En savoir plus (site DAC82) →

📢 Vous êtes représentant des usagers ou membre d’une association agréée ? N’hésitez pas à contacter les coordinateurs des PTSM de votre région, à rejoindre les CLSM, et à utiliser les SISM comme tremplin.

➜ Besoin d’outils ? Le site du Psycom et les guides des SISM proposent fiches pratiques et argumentaires.

Si vous avez mené des actions en santé mentale, n’hésitez pas à nous les partager ! Nous pourrons les valoriser pour inspirer d’autres représentants des usagers.

📧 ldinunno@france-assos-sante.org


📣 Le renouvellement en CRSA, c'est maintenant !

A vos marques, prêts, candidatez !

Coup d’envoi : Depuis le 4 mai, la campagne de candidature pour le renouvellement des représentants des usagers au sein de la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA) est officiellement lancée !

Surnommée le « parlement régional de la santé », cette instance rassemble élus, professionnels du système de santé et représentants des usagers pour rendre des avis consultatifs sur les politiques régionales de santé auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Ses rapports peuvent être transmis au ministère de la Santé et font de la CRSA un acteur central de la démocratie sanitaire en région.

Pour accompagner les candidats, France Assos Santé a organisé un webinaire d’information le 6 mai avec des témoignages de représentants d’usagers actuellement en mandat à la CRSA ! (lien de la rediffusion disponible ici).

Le 5 juin, c’est l’ARS Occitanie qui vous donne rendez-vous pour un webinaire d’information également, pour vous inscrire cliquez  ici

Fin du match : Les dossiers de candidature sont à déposer exclusivement en ligne jusqu’au 31 juillet sur cette plateforme

Vous retrouvez tous ces éléments et le calendrier détaillé du renouvellement de ce mandat sur le site de l’ARS Occitanie en cliquant ici


Un coup de pouce au dépistage des cancers : la mobilisation se poursuit partout en Occitanie

Un coup de pouce au dépistage des cancers : la mobilisation se poursuit partout en Occitanie

La campagne régionale « Coup de pouce aux dépistages organisés des cancers » se poursuit en Occitanie avec une mobilisation toujours plus forte des acteurs de santé, des associations, des collectivités et des citoyens engagés. Portée conjointement par l’ARS Occitanie, le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers (CRCDC), l’Assurance Maladie, la MSA et France Assos Santé Occitanie, cette dynamique collective rappelle une conviction simple : face aux cancers, le dépistage sauve des vies.

Tout au long de l’année, cette campagne régionale invite chacune et chacun à adopter les bons réflexes de prévention autour de trois dépistages organisés :

  • le cancer colorectal,
  • le cancer du sein,
  • le cancer du col de l’utérus.

En mai : “Pas de Mais” pour faire son dépistage !

Dans les prochains jours, une nouvelle séquence digitale sera diffusée dans toute la région autour d’un message simple et direct :
“Pas de « Mais » pour ne pas faire ce dépistage !”

À travers des visuels positifs et accessibles, la campagne rappelle que nous avons tous un rôle à jouer auprès de nos proches pour encourager le passage à l’action. Famille, amis, collègues : chacun peut donner un véritable « coup de pouce » en parlant du dépistage autour de lui et en aidant à lever les hésitations ou les reports.

Cette nouvelle vague de communication reprend les codes visuels de la campagne lancée en Occitanie afin de valoriser :

  • le soutien des proches,
  • l’importance de ne jamais remettre un dépistage à plus tard,
  • et l’idée que les réflexes de prévention doivent devenir des habitudes de santé au quotidien.

Une mobilisation collective à la Montpellier Reine

Le dimanche 31 mai, à l’occasion de la célèbre course solidaire de la Montpellier Reine, plus de 10 000 participants seront invités à donner symboliquement un « coup de pouce » au dépistage organisé des cancers.

Avant le départ, les participants seront appelés à lever le pouce ensemble lors de l’échauffement collectif, geste devenu emblématique de cette campagne régionale de prévention.

Des supports de sensibilisation et des goodies de campagne seront également présents sur le village de l’événement afin de poursuivre les échanges avec le grand public sur l’importance du dépistage précoce.

Cette mobilisation événementielle illustre pleinement l’ambition portée en Occitanie : faire du dépistage un sujet visible, collectif et accessible à tous, en s’appuyant sur des temps forts populaires et fédérateurs.

Juin Vert : focus sur le dépistage du cancer du col de l’utérus

Le mois de juin sera consacré au dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, dans le cadre de l’opération nationale « Juin Vert ».

Une séquence régionale spécifique est actuellement préparée avec les partenaires mobilisés autour de cette campagne. Un point presse régional devrait notamment se tenir le 2 juin depuis le CHU de Nîmes, réunissant plusieurs acteurs engagés dans la prévention et le dépistage des cancers en Occitanie.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans et permet de détecter précocement des lésions avant même l’apparition d’un cancer. Comme les autres dépistages organisés, il constitue un levier essentiel pour améliorer les chances de guérison et réduire les traitements lourds.

Pourquoi participer au dépistage organisé ?

En Occitanie, les taux de participation restent encore insuffisants, alors même que ces dépistages sont simples, gratuits et efficaces.

Quelques repères :

  • le dépistage du cancer colorectal concerne les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ;
  • le dépistage du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans ;
  • le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans.

Le cancer colorectal reste par exemple l’un des cancers les plus fréquents en France, avec près de 4 000 nouveaux cas détectés chaque année en Occitanie, alors que moins d’une personne sur trois participe actuellement au dépistage régional organisé.

Ensemble, faisons progresser la prévention en Occitanie

Cette campagne régionale repose sur une conviction forte : la prévention est l’affaire de tous. Professionnels de santé, associations d’usagers, établissements de santé, collectivités, partenaires institutionnels et habitants de notre région peuvent tous contribuer à relayer ces messages essentiels.

Parler du dépistage autour de soi, encourager un proche à prendre rendez-vous, retirer un kit de dépistage ou participer à un événement de sensibilisation : chaque geste compte.

Pour en savoir plus sur les dépistages organisés des cancers en Occitanie :


États généraux de la bioéthique - Synthèse de la rencontre citoyenne sur les neurotechnologies

Synthèse de la rencontre citoyenne sur les neurotechnologies 

États généraux de la bioéthique – Toulouse, 6 mai 2026  

Organisée par l’Espace de Réflexion Éthique Occitanie

Le 6 mai 2026, l’Espace de Réflexion Éthique Occitanie organisait à Toulouse une soirée-débat consacrée aux interfaces cerveau-machine et aux neurotechnologies numériques, dans le cadre des États généraux de la bioéthique. Cette rencontre, articulée autour de l’Avis 150 du Comité consultatif national d’éthique et de l’Avis 10 du Comité consultatif national d’éthique du numérique, a permis de croiser les regards de chercheurs, médecins, juristes et citoyens sur les promesses, les risques et les enjeux démocratiques liés à ces technologies émergentes.

Des neurotechnologies déjà présentes dans le soin  

Les échanges ont rappelé que les neurotechnologies ne relèvent plus de la science-fiction. Certaines applications médicales sont déjà éprouvées :

  • implants cochléaires ;
  • stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson, les dystonies ou certains tremblements essentiels ;
  • recherches sur les troubles obsessionnels compulsifs sévères ;
  • neuroprothèses permettant à des personnes paralysées de produire une parole écrite ou une voix de synthèse.

Les intervenants ont distingué les technologies invasives (implants, stimulation profonde) et non invasives (IRM fonctionnelle, stimulation magnétique transcrânienne, EEG, stimulation électrique ou sonique).

Ces outils ouvrent des perspectives majeures pour les personnes vivant avec un handicap neurologique ou des troubles sévères. Mais ils soulèvent également des interrogations inédites dès lors qu’ils touchent à l’activité cérébrale, à la pensée, à la volonté ou aux émotions.

Une frontière de plus en plus floue entre soin, augmentation et usages commerciaux  

Plusieurs interventions ont alerté sur le développement de neurotechnologies “grand public” reposant sur la collecte de données neurales via des signaux EEG simplifiés.

Les usages envisagés dépassent largement le champ médical :

  • optimisation des performances sportives ;
  • amélioration cognitive ;
  • éducation ;
  • sélection ou évaluation professionnelle ;
  • ciblage algorithmique et marketing comportemental.

Les participants ont insisté sur le risque d’une vision idéologique du cerveau assimilé à un ordinateur programmable. Cette métaphore simplificatrice peut conduire à banaliser des technologies susceptibles d’influencer les comportements humains :

  • par pression sociale ;
  • par recommandations algorithmiques ;
  • voire par action directe sur l’activité cérébrale.

La question du “neuro-enhancement” — l’augmentation des capacités humaines — a été particulièrement débattue, notamment chez les enfants, les adolescents ou les professionnels soumis à des exigences de performance.

Les données neurales : des données ultra-sensibles  

Un consensus fort s’est dégagé autour de la nécessité de considérer les données neurales comme des données personnelles particulièrement sensibles.

Les intervenants ont souligné plusieurs enjeux majeurs :

  • risque d’identification des personnes ;
  • traçage des comportements ;
  • inférence de pensées ou d’états émotionnels ;
  • réutilisation future des données par l’intelligence artificielle ;
  • risques de cyberattaque ou de détournement commercial.

Le débat a également porté sur le partage des données dans le cadre de l’open science. Certains chercheurs ont rappelé que même pseudonymisées, ces données pourraient devenir ré-identifiables à l’avenir.

Le sujet du consentement a occupé une place centrale. Plusieurs intervenants ont estimé que le simple mécanisme de “non-refus” prévu dans l’Espace européen des données de santé était insuffisant pour les données neurales. Le Comité consultatif national d’éthique recommande un consentement explicite, éclairé et renouvelable.

Des risques encore mal connus  

Les chercheurs présents ont rappelé que les protocoles scientifiques encadrés permettent aujourd’hui de limiter les risques immédiats. Toutefois, plusieurs zones d’incertitude demeurent :

  • effets à long terme des stimulations répétées ;
  • conséquences sur la plasticité cérébrale ;
  • effets indirects sur les émotions, la cognition ou la personnalité ;
  • usages non contrôlés des dispositifs grand public.

Les échanges ont mis en évidence un décalage croissant entre :

  • la prudence du monde scientifique ;
  • et la rapidité du marché technologique et des usages commerciaux.

Le cerveau, siège de la personne humaine  

Au-delà des aspects techniques, la soirée a profondément interrogé ce qui fonde l’identité humaine.

Plusieurs intervenants ont rappelé que le cerveau ne peut être réduit à une machine de traitement de l’information. Il est au cœur :

  • de la pensée ;
  • de la conscience ;
  • des émotions ;
  • de la relation à autrui ;
  • de la construction du “je”.

Les discussions ont abordé des notions philosophiques et juridiques majeures :

  • dignité humaine ;
  • continuité de l’identité ;
  • intégrité psychique ;
  • liberté de consentement ;
  • manipulation de la volonté.

Un participant a résumé cette préoccupation par une formule marquante :
“L’humain, c’est la relation.”

Vers des “neurodroits” ?  

La table ronde a enfin ouvert le débat sur l’émergence possible de nouveaux droits fondamentaux liés aux neurotechnologies :

  • droit à l’intégrité mentale ;
  • droit à la protection des données neurales ;
  • droit à ne pas être manipulé cognitivement ;
  • protection contre les discriminations fondées sur des données cérébrales.

Certains intervenants ont évoqué le risque de “camisole neuronale” si ces technologies étaient utilisées à des fins de contrôle social, économique ou judiciaire.

 

Les principaux points de vigilance pour les usagers du système de santé  

Pour les représentants des usagers, plusieurs enjeux apparaissent prioritaires :

  1. Garantir un consentement réellement libre et éclairé  

Le consentement doit être :

  • explicite ;
  • compréhensible ;
  • réversible ;
  • adapté aux capacités des personnes concernées.

Une vigilance particulière est nécessaire pour les personnes vulnérables, les patients inconscients, les enfants et les personnes sous pression sociale ou professionnelle.

  1. Refuser la marchandisation des données neurales  

Les données cérébrales ne peuvent devenir une ressource commerciale exploitée à des fins publicitaires, assurantielles ou managériales.

  1. Prévenir les discriminations  

Les usages des neurotechnologies dans l’emploi, le sport, l’éducation ou les assurances doivent être strictement encadrés.

L’utilisation de données neurales pour :

  • le recrutement ;
  • l’évaluation ;
  • la promotion ;
  • le licenciement ;
    doit être considérée comme discriminatoire.
  1. Renforcer l’information du public  

Le débat démocratique doit être largement ouvert afin d’éviter :

  • la fascination technologique ;
  • les promesses trompeuses ;
  • ou au contraire les peurs irrationnelles.
  1. Protéger les enfants et les adolescents  

Le développement cérébral se poursuivant jusqu’à environ 30 ans, les usages non médicaux des neurotechnologies chez les mineurs devraient être interdits.

 

Conclusion  

Cette rencontre citoyenne a montré que les neurotechnologies constituent à la fois une avancée médicale majeure et un défi démocratique inédit. Les interfaces cerveau-machine interrogent directement notre conception de la liberté, de l’identité, du consentement et de la dignité humaine.

Pour les associations d’usagers, l’enjeu sera de veiller à ce que ces innovations demeurent au service des personnes et de leurs droits fondamentaux, dans un cadre éthique, transparent et démocratique.

 


France Assos Santé Occitanie au colloque « Éthique, Santé et Environnement » organisé par l'Espace de Reflexion Ethique Occitanie

France Assos Santé Occitanie a participé le 21 avril 2026  au Colloque Ethique en Santé et environnement, organisé par l'Espace de Reflexion Éthique Occitanie ! Une forte représentation des usagers avec pas moins de 7 représentants des usagers issus de la diversité de nos territoires, tant urbains que ruraux, sur une centaine de participants.

Dans le cadre des Etats Généraux de la Bioéthique et des rencontres régionales annuelles, cet évènement a permis de réfléchir aux liens entre écologie, droit, économie et transition écologique du système de santé.

Des intervenants de renoms sont intervenus tant dans le domaine de l'environnement, du droit de l'environnement et de la santé, mais aussi de l'économie des entreprises face à la régulation environnementale ainsi que de l'éthique des sciences de la santé, et enfin du champ de la politique et de la santé.

Avec pour grand témoin, Mme Monique Cavalier, ancienne directrice générale ARS Occitanie.

Nous vous présentons ici une synthèse des éléments discutés dans ce Colloque afin de contribuer à la réflexion dans le cadre des états généraux de la bioéthique

1.Une entrée par la pensée écologique : décentrement et vulnérabilité du vivant

L’intervention introductive a posé les fondements philosophiques et scientifiques de l’écologie contemporaine, marquée par une rupture avec une vision strictement anthropocentrée.

Deux évolutions majeures structurent aujourd’hui la pensée écologique :

  • Le passage d’une vision de la nature stable à une nature vulnérable, désormais objectivée par les travaux scientifiques (notamment climatiques)
  • La remise en cause de la supériorité humaine, avec l’émergence d’approches reconnaissant une valeur intrinsèque à l’ensemble du vivant

Cette évolution interroge profondément la place de l’humain dans son environnement et appelle à une transformation des cadres éthiques.

Un point marquant concerne le lien direct entre environnement et santé, illustré notamment par des études sur les pesticides montrant des impacts sanitaires majeurs, y compris via des mécanismes encore insuffisamment explorés. Dans ce contexte, les intervenants ont insisté sur un basculement nécessaire :

Du principe de précaution vers un véritable principe de prévention

2. Santé et environnement : une co-évolution du vivant encore sous-estimée

Les travaux présentés en anthropobiologie ont mis en évidence la co-évolution entre les génomes humains, les microbiotes et les environnements de vie.

Les enseignements principaux sont :

  • L’environnement (notamment l’alimentation) influence directement les adaptations génétiques humaines
  • Les transformations rapides des modes de vie (urbanisation, industrialisation alimentaire) modifient ces équilibres biologiques
  • Certaines populations conservent des interactions très étroites entre biodiversité locale et santé

Ces éléments renforcent l’idée que la santé humaine ne peut être pensée indépendamment des écosystèmes.

3. Le droit de l’environnement : un cadre structurant mais sous tension

L’analyse juridique a mis en lumière un cadre à la fois solide et fragilisé.

Un droit désormais structuré et efficace

  • Fortement appuyé sur la science
  • En grande partie construit à l’échelle internationale et européenne
  • Ayant produit des შედეგats concrets (réduction de certaines pollutions, protection d’espèces, baisse des émissions de GES)

Mais un droit confronté à plusieurs limites majeures

  • Un caractère réactif, souvent déclenché par les crises
  • Une difficulté à appréhender l’invisible (pollutions diffuses, effets à long terme)
  • Une tension permanente entre protection et intérêts économiques

Surtout, les intervenants ont alerté sur une dynamique préoccupante :

Un risque de régression du droit de l’environnement, illustré par des assouplissements récents de certaines normes

Ce point constitue un signal fort pour la réflexion nationale, notamment au regard du principe de non-régression inscrit dans le droit.

4. Le système de santé : à la fois acteur et générateur d’impacts environnementaux

Un axe central du colloque a porté sur la responsabilité environnementale du système de santé lui-même.

Un cadre encore insuffisamment contraignant

  • Multiplication de recommandations non opposables
  • Difficulté à faire évoluer les pratiques sans obligation juridique forte

Un enjeu clé : repenser la régulation

Deux pistes ont été discutées :

  • Alléger certaines contraintes devenues inadaptées (ex : gestion des déchets de soins)
  • Renforcer les obligations d’agir, notamment en matière de transition écologique

 

5. Economie et régulation: entra adaptation et contournement

Les interventions économiques ont mis en évidence un constat nuancé :

  • Les entreprises s’adaptent aux régulations (innovation, évolution des gammes)
  • Mais développent aussi des stratégies de contournement ou d’optimisation des normes

L’exemple du scandale du diesel a illustré les limites d’une régulation fondée uniquement sur des seuils techniques.

Cela pose une question éthique centrale :
comment concevoir des régulations réellement efficaces et non contournables ?

6. Transition écologique du système de santé : une transformation incontournable

La table ronde a apporté des éléments particulièrement concrets et stratégiques.

Un système sous contrainte structurelle

  • Vieillissement de la population
  • Baisse de la natalité
  • Contraintes financières fortes

Un paradoxe majeur

Le système de santé est :

  • Un acteur de la santé publique
  • Mais aussi un contributeur significatif à la dégradation environnementale

Exemple marquant :

  • Le CHU de Toulouse représente une empreinte carbone équivalente à celle d’une ville moyenne
  • Les médicaments et dispositifs médicaux représentent plus de la moitié des émissions

7. La sobriété comme impératif éthique et sanitaire

Un consensus fort a émergé autour de la notion de sobriété :

  • Surconsommation de soins et de médicaments
  • Gaspillage massif (ex : volumes importants de médicaments jetés)
  • Risque iatrogène élevé, notamment chez les personnes âgées

Les données présentées sont particulièrement structurantes :

  • 8 consultations sur 10 aboutissent à une prescription (contre 4 sur 10 dans certains pays européens)
  • 8 % des hospitalisations sont liées à des effets indésirables médicamenteux
  • 10 000 décès annuels associés

La sobriété apparaît ainsi comme :

  • Un enjeu environnemental

  • Mais aussi un enjeu majeur de qualité et de sécurité des soins

8. Une transformation encore freinée par des facteurs structurels

Plusieurs freins ont été identifiés :

  • Un système de santé peu incité à la prévention
  • Un déficit massif de formation des professionnels aux enjeux environnementaux
  • Un manque de données consolidées sur les impacts environnementaux des soins
  • Des logiques organisationnelles encore cloisonnées
  1. Des leviers de transformation identifiés

Malgré ces freins, plusieurs dynamiques positives émergent :

  • Développement de démarches de responsabilité sociétale (RSE) dans les établissements
  • Mise en place de politiques d’éco-conception des soins
  • Intégration progressive des usagers dans les gouvernances (ex : comités de pilotage)
  • Mobilisation des professionnels à titre individuel et collectif
  1. Enseignements clés pour la réflexion nationale

Ce colloque fait émerger plusieurs axes structurants pour les États généraux de la bioéthique :

  1. Repenser la place de l’humain dans le vivant

Sortir d’une approche strictement anthropocentrée pour intégrer les interdépendances entre santé humaine et écosystèmes.

  1. Faire de la santé environnementale un pilier des politiques publiques

Avec un passage effectif de la précaution à la prévention.

  1. Intégrer la sobriété comme principe éthique du système de santé

À la fois pour des raisons environnementales, économiques et sanitaires.

  1. Renforcer la régulation
  • Lutter contre les dynamiques de régression du droit
  • Concevoir des normes plus robustes et moins contournables
  1. Transformer en profondeur le système de santé
  • Réorienter vers la prévention
  • Former massivement les professionnels
  • Produire et partager des données d’impact
  1. Consolider la démocratie en santé
  • Associer pleinement les usagers aux décisions
  • Reconnaître leur rôle dans les arbitrages éthiques
  1. Piste de réflexions 

Ce colloque conforte plusieurs axes d’engagement pour le réseau :

  • Porter une approche systémique santé–environnement–justice sociale
  • Défendre une sobriété choisie et non subie, compatible avec l’accès aux soins
  • Être vigilant face aux reculs réglementaires
  • Promouvoir une démocratie en santé intégrant les enjeux environnementaux
  • Soutenir l’intégration des usagers dans les démarches de transformation du système de santé

En conclusion, Le colloque met en lumière une transformation profonde et inévitable : penser la santé à l’ère des limites planétaires.

Il souligne que les enjeux environnementaux ne sont plus périphériques mais structurants, et qu’ils interrogent directement les fondements éthiques, organisationnels et économiques de notre système de santé.

Dans ce contexte, la contribution des territoires, et en particulier celle des représentants des usagers, apparaît essentielle pour éclairer les choix nationaux à venir dans le cadre de la réflexion nationale des états généraux de la bioéthique.

 


J-7 avant notre Journée régionale France Assos Santé Occitanie !

⏳ J-7 avant notre Journée régionale France Assos Santé Occitanie !

📣 Complet ! Avec 112 inscrits, la mobilisation est au rendez-vous : représentants des usagers en primo-mandat, mais aussi de nombreux présidents d’association et partenaires régionaux engagés à nos côtés 👏
Le 17 avril, nous aurons le plaisir de nous retrouver autour d’un objectif commun : faire vivre la démocratie en santé 💬

👉 Une journée pensée en priorité pour les représentants des usagers en début de mandat, afin de :
✔️ mieux comprendre leur rôle et leur place
✔️ décrypter les « acronymes » et le fonctionnement du système de santé
✔️ rencontrer le réseau associatif qui compose France Assos Santé
✔️ identifier les acteurs institutionnels régionaux engagés dans la démocratie en santé

🔎 Au programme :
• Une table ronde avec des acteurs clés (ARS Occitanie, Fédération Hospitalière de France, Fédération de l’Hospitalisation Privée)
• Des ateliers pratiques pour s’approprier concrètement son mandat
• Des échanges avec les associations membres et les pairs
• Un espace de ressources pour mieux connaître France Assos Santé et son réseau
• Et un temps fort autour des 10 ans de France Assos Santé, entre bilan et perspectives

🎯 Une journée pour comprendre, partager, se former… et surtout trouver sa place en tant que représentant des usagers.

🙏 Merci à l’ensemble des intervenants, associations et partenaires mobilisés pour faire de cette journée un temps fort régional !

📅 Rendez-vous le 17 avril !

Preprogramme-JR2026-v5.pdf FM


Le futur de la santé s'écrit avec vous!

La Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) a lancé, avec les Hospices Civils de Lyon (HCL) et l’Agence de l’Innovation en Santé (AIS), le programme national OSE 2050, visant à explorer les futurs possibles de l’offre de santé à l’horizon 2050.

 

Le système de santé connaît aujourd’hui des transformations profondes, liées notamment aux évolutions du numérique, aux enjeux d’accès aux soins et aux mutations des pratiques.
Dans ce contexte, cette démarche associe experts, professionnels de santé et citoyens afin de rendre ces futurs compréhensibles, débattus et utiles pour éclairer les décisions de demain.
Le thème de cette première saison porte sur l’impact du numérique sur l’offre de santé à horizon 2050.

 

Une étape clé en cours : la participation citoyenne (jusqu’au 5 avril)

La première phase de participation est ouverte du 23 mars au 5 avril 2026.
Elle vise à recueillir les attentes, besoins, craintes et espoirs des citoyens concernant l’impact du numérique sur l’organisation des soins.

👉 Cette étape est déterminante : les contributions alimenteront la construction d’un scénario qui sera ensuite soumis au débat lors de la deuxième phase (du 27 avril au 13 mai 2026).

Nous vous invitons donc vivement à :

  • participer dès maintenant à la consultation,
  • relayer largement cette démarche dans vos réseaux afin de mobiliser des profils variés sur notre territoire.

➡️ Accéder à la consultation : https://www.ose2050.fr/participer

🗓️ Les temps forts à retenir

  • Phase 1 (en cours) : du 23 mars au 5 avril 2026 : pour comprendre les attentes, les besoins, les craintes et les espoirs sur l'impact du numérique sur l'organisation des soins
  • Phase 2 : du 27 avril au 13 mai 2026 : pour recueillir les choix sur ce qui doit guider l'usage du numérique en santé dans le futur
  • Restitution publique : octobre 2026

 


Coup de pouce au dépistage organisé des cancers en Occitanie !

Ne posez pas de lapin au dépistage, faites le test!

La campagne régionale « Coup de pouce » se poursuit toute l’année, comme les bons réflexes de dépistage que nous soutenons conjointement France Assos Santé Occitanie, ARS Occitanie, Assurance Maladie, Mutualité Sociale Agricole (MSA) et Centre Régional de Coordination du Dépistage des Cancers Occitanie (CRCDC).

Nous poursuivons un objectif pédagogique avec un message simple en amont de ce week-end de Pâques puis aux périodes de vacances propices aux rassemblements familiaux et amicaux : nous avons tous un rôle influent à jouer auprès de nos proches pour les convaincre des bons réflexes de prévention et pour ne pas/ne plus poser de lapin aux dépistages (ni aux professionnels de santé qui accueillent les patients à cette occasion...).

Profitez des moments en famille ou entre amis pour parler des bons réflexes de prévention et de dépistage des cancers. C’est le moment de convaincre tous ceux qui ont reçu une invitation au dépistage mais qui hésitent encore à passer à l’action.
Le cancer ne prend ni de vacances ni de week-ends prolongés. Que ce soit face au cancer colorectal, au cancer du sein ou au cancer du col de l’utérus, des dépistages existent : profitez en ! Chaque dépistage compte, toute l’année.

3 bonnes raisons de ne pas reporter votre dépistage :

  • 1 test = 1 chance de plus de détecter tôt un cancer et d’agir efficacement.
  • C’est simple, rapide et gratuit pour les personnes concernées.
  • Votre santé est précieuse : ne la laissez pas fondre comme un chocolat oublié au soleil !

Qui est concerné ?

  • Cancer colorectal : femmes et hommes de 50 à 74 ans.
  • Cancer du sein : femmes de 50 à 74 ans (tous les 2 ans).
  • Cancer du col de l’utérus : femmes de 25 à 65 ans.

Ne posez pas de lapin à votre dépistage, ni aux professionnels de santé qui vous accueillent : ne reportez pas ce rendez-vous, agissez pour votre santé !

A vos cotes, de très nombreux partenaires sont mobilisés pour donner un coup de pouce aux dépistages organisés des cancers en Occitanie.

Vous êtes un patient, parlez-en à votre médecin, retirez votre kit ou prenez rendez-vous. Votre santé n’attend pas !

Vous êtes une des nos associations membres, vous pouvez promouvoir cette campagne en Occitanie et disposer de matériel promotionnel si vous tenez des stands lors de Forums associatifs, participations à des évènements prochainement sur notre territoire auprès de l'ARS Occitanie ici : https://www.depistagecancers-occitanie.ars.sante.fr/le-kit-de-communication

 

 


30 ans du CCECQA : remettre le patient au cœur de la valeur en santé

À l’occasion des 30 ans du CCECQA, co-organisés avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine, la délégation France Assos Santé Occitanie était présente pour participer à cet événement majeur. Cette rencontre a été une opportunité précieuse pour partager des réflexions autour de la valeur en santé et de l’expérience patient, mais aussi pour renforcer les liens entre nos délégations régionales, au service d’une dynamique collective en faveur des usagers du système de santé.

 

À l’occasion des 30 ans du CCECQA, une conférence organisée avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine a rassemblé experts, professionnels et représentants des usagers autour d’un enjeu clé : construire un système de santé centré sur ce qui compte vraiment pour les patients. Retour sur les enseignements majeurs et les perspectives pour les territoires.

La valeur en santé : un changement de paradigme au service des patients

Les échanges ont mis en lumière une évolution majeure : passer d’un système centré sur l’activité à un système centré sur les résultats qui comptent pour les patients.
Le développement des indicateurs PROMs et PREMs permet de mieux évaluer la qualité des soins, de comparer les pratiques et d’intégrer pleinement la voix du patient dans les décisions.

Des transformations concrètes dans les pratiques de soins

La démarche de la valeur en santé produit des effets tangibles : réduction des durées d’hospitalisation, amélioration de l’accompagnement à domicile et renforcement du travail en équipe.
Elle permet également de redonner du sens aux métiers du soin en recentrant les pratiques sur les besoins réels des patients.

“Qu’est-ce qui compte pour vous ?” : replacer l’humain au cœur du soin

Le mouvement international What Matters To You? illustre l’importance de replacer la relation humaine au cœur du soin.

Poser cette question permet de mieux comprendre les attentes, d’améliorer la qualité de la relation et de développer une culture de bienveillance dans les organisations de santé.

Patients partenaires : vers une co-construction du système de santé

Les patients partenaires sont aujourd’hui impliqués à tous les niveaux : instances stratégiques, formation des professionnels et amélioration des parcours.
Cette évolution marque une transformation profonde : le patient devient un acteur à part entière du système de santé.

Des initiatives innovantes pour renforcer le pouvoir d’agir des usagers

Plusieurs actions concrètes ont été présentées : outils de communication adaptés, co-construction des projets de soins, accompagnement aux directives anticipées et développement de la pair-aidance.
Ces démarches renforcent l’autonomie des usagers et leur capacité à s’exprimer.

Numérique et intelligence artificielle en santé : opportunités et points de vigilance

L’intelligence artificielle offre de nombreuses perspectives : amélioration de la coordination, optimisation des organisations et appui à la décision médicale.
Cependant, des risques subsistent : déshumanisation, biais algorithmiques, manque de transparence et enjeux de sécurité des données.

Innovation, éthique et expérience patient : un équilibre à construire

Les débats ont souligné l’importance de garantir l’équité d’accès aux innovations, la transparence et la qualité de la relation soignant-soigné.
Les usagers doivent être pleinement associés aux choix technologiques qui impactent leur parcours de santé.

Une dynamique collective pour transformer durablement le système de santé

La conférence a rappelé que la transformation du système de santé repose sur l’engagement de tous les acteurs.

Pour France Assos Santé, la démocratie en santé et la prise en compte de l’expérience patient sont des leviers essentiels pour construire le système de santé de demain.

Une table ronde avec la participation d'Arthur Dauphin, conseiller national France Assos Santé numérique en santé