Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables…

Communiqué de presse - 7 avril 2020

   

Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables…

Depuis l’application des mesures de confinement, indispensables, les professionnels de santé libéraux, tous mobilisés, redoutent que de nombreux patients, notamment suivis pour maladie chronique mais également tous les usagers du système de santé, n’apportent plus au suivi de leur état de santé la vigilance nécessaire.

Certains de ces patients ne veulent pas « déranger inutilement ». D’autres, inquiets, craignent d’être contaminés en se rendant dans les cabinets médicaux ou encore verbalisés au prétexte que leur motif de consultation ne serait pas jugé assez « urgent » dans ce contexte de confinement imposé.

France Assos Santé Occitanie veut rappeler qu’il ne faut pas confondre renoncement aux soins et report de soins.

France Assos Santé Occitanie s’associe aux Unions Régionales des Professionnels de Santé, médecins libéraux, infirmiers libéraux et pharmaciens d’Occitanie pour rappeler qu’un report de soins ne doit se faire qu’après avoir échangé avec le médecin qui vous suit habituellement. Infirmiers et pharmaciens sont aussi là pour vous aider à le contacter et vous conseiller.

Un contact avec les professionnels de santé qui vous suivent habituellement, et en particulier avec votre médecin traitant, vous aidera à vous maintenir en aussi bonne santé que possible.

De nouvelles dispositions, comme une téléconsultation lorsqu’elle est possible, d’autant qu’elle est remboursée à 100 % par l’Assurance Maladie, viennent, particulièrement en cette période d’épidémie renforcer les conseils généraux qu’il est possible d’obtenir par un simple appel téléphonique. Si c’est nécessaire votre médecin vous proposera une consultation physique. Ces consultations ont été organisées pour vous protéger au mieux pendant cette période critique d’épidémie.

Alors, n’hésitez pas, demandez conseil aux professionnels de santé qui vous connaissent, vous ne les dérangerez pas, ils sont là pour ça !

  • Jean-Michel Bruel, Président de France Assos Santé Occitanie
  • Docteur Maurice Bensoussan, Président de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Médecins libéraux Occitanie
  • Jean-François Bouscarain, Président de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Infirmiers libéraux Occitanie
  • Valérie Garnier, Présidente de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Pharmaciens Occitanie

Contacts presse :

Télécharger notre communiqué de presse du 7 avril 2020 :

CP - Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables


Usagers engagés dans la diffusion de la juste information en état d’urgence sanitaire

Communication au réseau – 27 mars 2020

Usagers engagés dans la diffusion de la juste information en état d’urgence sanitaire

Je vous ai évoqué dans mon dernier communiqué du 19 mars l’engagement des usagers partenaires en état d’urgence sanitaire.

J’ai insisté et le fais à nouveau aujourd’hui sur l’importance de respecter et faire respecter les mesures générales envisagées, à commencer par les règles de confinement. Encore une fois, l’heure n’est pas à la discussion sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire ! De faire aujourd’hui ! Et le mieux possible !

Je voudrais souligner le rôle majeur des patients, des usagers du système de santé et de leurs associations, dans la diffusion de la juste information.

Nombreuses sont, vous le savez, les informations diffusées sans avoir été suffisamment vérifiées, quand il ne s’agit pas d’informations émanant de personnes prêtes à relayer le sensationnel, voire prêtes à tout pour se faire valoir ou pis à diffuser une information malveillante qu’elles savent parfaitement fausse.

C’est dire avec quelle prudence nous devons recevoir certaines informations, et encore plus les relayer.

C’est pour cela que je voudrais recommander, en particulier à ceux d’entre vous qui sont des utilisateurs débutants ou habitués d’Internet ou des réseaux sociaux, de privilégier les sites sécurisés officiels diffusant des informations validées. Cela implique, entre autres, d’accepter l’accès à ces informations avec un peu de délai par rapport à celles diffusées par des médias à la recherche du « scoop » ou de ne pas relayer à brûle-pourpoint des informations de témoignages indirects souvent peu fiables.

France Assos Santé Occitanie relaie, sur la page infos de son site via www.france-assos-sante.org/occitanie , les informations liées à la crise du COVID-19 : ses principales informations régionales, comme le communiqué que vous êtes en train de lire et aussi les informations nationales importantes, notamment celles émanant de France Assos Santé via www.france-assos-sante.org .

Vous y trouverez aussi un lien direct vers le site www.sante.fr que France Assos Santé Occitanie souhaite impulser, en partenariat étroit avec l’ARS Occitanie.

Enfin, j’ai fait part à l’ARS Occitanie de notre volonté d’être prêts à participer à la diffusion urgente de toute information pour accompagner auprès des usagers des mesures ou des dispositions nouvelles concernant la prévention, le dépistage ou la réorganisation de soins, aussitôt que de telles mesures pourraient être décidées.

Considérons ensemble que le partenariat en santé et notre souhait commun d’aider les soignants en première ligne passent aussi par la responsabilité que nous avons en matière d’information. Affirmons ce message et relayons-le !

Et je vous remercie avant de fermer la fenêtre de notre site régional, d’en mettre le lien en bonne place dans vos « favoris ».

Solidairement,

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie


Santé.fr - Point Coronavirus en Occitanie

 

Point de situation Coronavirus en Occitanie : actualité et conduite à tenir

 Source : Agence régionale de santé Occitanie - (ARS) Publiée le 25/03/2020

Retrouvez toutes les informations sur le Coronavirus en Occitanie actualisées en temps réel, le point quotidien sur la situation en région et par département via lien ci-dessous :

https://sante.fr/actualites/point-de-situation-coronavirus-en-occitanie-actualite-et-conduite-tenir

 

Santé.fr , documentation téléchargeable :

Santé.fr : une information fiable et utile (affiche)

Santé.fr : votre réflexe santé au quotidien ! (flyer)

 


FAQ Coronavirus : usagers, patients, malades, ce qu’il faut savoir

Fais-je partie des populations à risque ? Comment me déplacer pendant le confinement ? Dois-je arrêter mon traitement ?

Alors que les mesures visant à limiter la diffusion du coronavirus appliquées en France impactent directement les usagers du système de santé, les interrogations pleuvent. Passage en revue des principales informations à savoir.

Retrouver les réponse à vos question sur le site de France Assos Santé via le lien suivant : 

https://france-assos-sante.org/actualite/covid-19-questions-reponses/


Revivez la journée Régionale "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin"

Vidéo Journée régionale - 04.02.2020

Revivez la journée Régionale "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin"

Le 4 février 2020 a eu lieu la Journée régionale de France Assos Santé Occitanie "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin" à l'Hôtel consulaire de Narbonne, CCI de l’Aude. Notre journée régionale a été chargée, dense et riche. Bravo et merci d’avoir largement contribué, par votre présence et par la qualité de votre participation aux échanges, à la réussite de cette journée.

Revivez les différents moments de la journées (chapitrage sous la vidéo) : https://youtu.be/-caB3EbVXYI

Programme de la journée : Programme-FAS-040220

ÉDITO

 « Que nous soyons patient vivant avec une maladie chronique, personne en situation de handicap, proche-aidant, représentant des usagers (RU)ou « simple » citoyen, nous sommes tous usagers du système de santé. Nous pensons important de participer directement à l’organisation de notre propre parcours de soin et de vie, mais aussi à l’organisation générale du système de santé. La qualité de la relation entre celui qui est soigné et ceux qui le soignent est largement conditionnée par le partage de valeurs communes comme le respect, la loyauté, la transparence. De ces valeurs résulte la confiance réciproque entre soigné et soignant qui permet d’établir une alliance, un partenariat qui est un facteur clé de la co-construction d’un parcours de soin.

Les usagers du système de santé peuvent, dans une telle démarche, être des partenaires investis dans des missions différentes et avec des compétences spécifiques.

Participons à définir ce qu’est l’usager partenaire en santé pour mieux nous impliquer dans ce partenariat et en faire reconnaître, dans la vie de tous les jours, l’importance.

C’est l’objectif de la journée « Usagers partenaires en Santé : l’avenir du soin » organisée par France Assos Santé Occitanie, en partenariat avec l’ARS Occitanie et l'appui de l’Institut Savoir(s) Patient(s).

France Assos Santé Occitanie est profondément attachée au respect de l’expression des partenaires en santé dans leur diversité, c’est pourquoi nous vous remercions toutes et tous d'avoir participé à notre journée régionale du 4 février dernier à Narbonne. »

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

 


Contact(s) communication :

France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org


Du côté des associations - La sécurité et la santé de tous, une priorité de la FNATH face au Covid-19

Article Association – 31 03 2020

La FNATH Grand Sud, Association des Accidentés de la Vie

Depuis bientôt 100 ans, la Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés – Association des accidentés de la vie, reconnue d'utilité publique, accueille, écoute, conseille et défend tous ceux et toutes celles, quel que soit leur régime d’appartenance, qui ont été victimes d’un accident de la vie.

A son échelon local, La FNATH Grand Sud est composée des 11 départements suivants : Haute-Garonne, Gers, Aveyron, Lot, Tarn, Tarn et Garonne, Ariège, Aude, Pyrénées Atlantiques, Hautes - Pyrénées et une partie de l'Hérault. Dans tous ces départements plus de 5 000 personnes adhèrent à notre association.

En organisant des permanences associatives et juridiques, au plus près de chaque adhérent, la FNATH Grand Sud œuvre au quotidien pour l’accès aux droits et pour l'amélioration du sort de toutes les personnes accidentées, malades ou en situation de handicap, de leurs ayants droit et les représente auprès de différentes institutions et notamment judiciaires.

La sécurité et la santé de tous, une priorité de la FNATH face au Covid-19

Si la période actuelle impose unité nationale et effort collectif, la FNATH, relayée sur le plan local par les différents Groupements dont la FNATH Grand Sud, appelle les entreprises privées des secteurs stratégiques de nos départements et les employeurs publics à veiller aux principes d’application des règles de prévention pour la santé de leurs salariés, agents et fonctionnaires d’État.

Ainsi, au-delà du médical, paramédical, il appartient à chaque employeur dans le milieu de la grande distribution, bancaire, du BTP (Bâtiment et Travaux Publics), des transports et livraisons, du nettoyage, etc. de prendre toutes les mesures nécessaires à la santé et sécurité de tous les travailleurs. Il leur appartient notamment de mettre à disposition tous les moyens de protection individuelle nécessaires afin que ces salariés, exposés et en première ligne, exercent leur activité professionnelle sans risque sanitaire.

La FNATH Grand Sud, avec l’aide de ses bénévoles et juristes, va œuvrer à accompagner nos « héros du quotidien » afin qu’ils ne deviennent pas les troupes sacrifiées de la guerre sanitaire actuelle.

EN SAVOIR + sur la FNATH Grand Sud :

Actualités :

http://www.fnath-grand-sud.org/index/article/444-7318/covid-19-et-conditions-de-travail-ce-que-demande-la-fnath.html

http://www.fnath-grand-sud.org/index/article/444-7328/victimes-professionnelles-du-covid-19-voici-pourquoi-la-fnath-appelle-a-la-creation-d-une-commission-d-indemnisation.html

Informations et permanences :

Site Internet : fnath-grand-sud.org

Page Facebook : https://www.facebook.com/fnathgs/

 

 


Contact(s) communication :


Du côté des associations - La belle initiative de la VMEH Hérault pour garder du lien avec les personnes isolées en période de Covid-19

Interview Association – 02 04 2020

La belle initiative de la VMEH Hérault : garder du lien avec les personnes isolées en période de Covid-19

Interview de Suzanne BLANC, Présidente de l’association VMEH Hérault Visite des Malades en Établissements Hospitaliers, qui comporte 6 sections locales et membre du Comité régional de France Assos Santé Occitanie.

On peut être loin et très proche à la fois !

Pouvez-vous présenter succinctement les actions de votre association ?

Les bénévoles de l’association assurent des visites auprès de résidents dans des établissements de santé du département de l’Hérault, des établissements d’accueil pour personnes âgées et centres pour personnes en situation de handicap.

Comment ces actions ont évolué durant cette période de confinement ?

Nous avons adapté plusieurs activités pour continuer à être auprès des personnes, à pallier l’impossibilité de se rendre sur place et continuer à communiquer avec les personnes les plus isolées dans les établissements, qu'ils aient été précédemment visités ou non par VMEH. Ces contacts se sont exceptionnellement élargis, également à des personnes habitant dans la ville même, par l’intermédiaire du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la ville avec lequel nous entretenons de très bonnes relations depuis plusieurs années.

Comment se réalisent ces liens, ces communications en période de distanciation sociale ?

Ce sont des conversations par téléphone, ou Skype (appels vidéo). Il peut y avoir des liens par d’autres biais également, nous avons mis en place une gazette au niveau local. Cette gazette est largement distribuée par mail et courrier, notamment dans les établissements auprès desquels nous nous déplaçons habituellement. Nous avons eu beaucoup de retours très positifs à la suite de sa lecture. Il y a des dessins également, nous avons eu la proposition de deux étudiantes en école de dessin, qui ont créé des dessins. Ils sont désormais affichés.

D’autres initiatives exclusivement créées depuis cette période de confinement ?

Oui tout à fait, il y a une fabrication de masques en tissu, au regard de la demande sans retour des soignants ! Nous avons fait appel à des personnes qui savaient coudre, pour leur proposer de confectionner des masques. De fil en aiguille, le réseau des volontaires pour cette action s’est agrandi ! Le bouche à oreille, même en temps de distanciation, fonctionne très bien dans notre réseau, les personnes nous connaissent et il y a de l’entraide et de la solidarité naturellement.

Quelle organisation concrète pour la bonne réalisation de cette initiative ?

Je dépose le nécessaire pour la confection des masques dans les boîtes à lettres des personnes, et je récupère quelques jours plus tard les masques confectionnés. En tant qu’ancienne soignante, je tâche à bien respecter et faire respecter les gestes barrières ! Pour la communication, tout se réalise par téléphone, ou messages. C’est fluide et nous avons d’ores et déjà de plus en plus de demandes pour la confection de masques, nous sommes obligés de refuser ! Nous tentons de prioriser les personnes non prioritaires à savoir par exemple les aides à domiciles.

Êtes-vous en contact actuellement avec le réseau VMEH ?

Oui bien sûr. J’ai initié justement le partage de ces initiatives engagées avec tous les départements VMEH de France. Je reçois désormais de nombreux retours d’autres initiatives. Cela permet de stimuler collectivement et d’adapter les propositions d’initiatives selon le territoire !

Quelques témoignages :

« Bonjour,

Gigi, l'animatrice de La Pinède me fait le plus beau des cadeaux ce matin, des photos des résidents coloriant les dessins. Je ne pouvais m'empêcher de vous en faire part.

En plus des envois maintenant coutumiers, J’ai envoyé les gazettes à l'EHPAD de CAZOULS qui est rattachée au CH de BEZIERS, à la mairie de mon village dans le Minervois, qui est enchantée et qui va distribuer aux personnes âgées. 

Je vais appeler l’ENSOLEIHADA à SERVIAN et essayer d'autres maisons de retraite de BEZIERS.

Le projet "Œufs en chocolat " a été accepté par les cadres. Je vais demander à AUCHAN...

Bises à tous, Véronique »

Véronique Vidal, responsable de la Section Locale VMEH Béziers

 « Mme Rabary* bonjour,

Merci infiniment pour cette initiative et envoi de documents, qui constitueront des outils précieux pour aider les animateurs en cette période où le maintien du lien social des résidents est primordial. 

Je transfère votre mail et les documents en copie aux animateurs des différents EHPAD et USLD des Hôpitaux du Bassin de Thau, ainsi que les cadres des sites et mes collaboratrices afin que disposiez de l’ensemble des adresses mails. Merci encore.

Nous pourrons également vous faire passer pour information, dès finalisation, la lettre d’information que nous allons adresser aux familles en complément des contacts téléphoniques, mails, visio que les cadres et équipes maintiennent avec les proches. Bien cordialement. »

Marion Monier-Bertrand, directrice de l'Action Médico-Sociale et des Etablissements, CH Bassin de Thau

*Bernadette Rabary est responsable de la Section Locale VMEH Sète et RU au conseil de surveillance du CH Bassin de Thau

EN SAVOIR + :

Lien site Internet : http://vmeh034.free.fr/

 


Contacts communication :


Du côté des RU en Comités de Protection des Personnes

Interview RU - 06.04.2020

Représentant des usagers (RU) en Comités de Protection des Personnes (CPP)

Interview d’Odile BLANC, RU au Comité de Protection des Personnes Sud-Ouest Outre-Mer 2 (CPPSOOM2), depuis 2014 (3ème mandat). Les deux CPP toulousains (CPPSOOM 1 et 2) font partie des CPP habilités à évaluer des essais cliniques européens Covid-19.

Vous êtes RU en CPP, pouvez-vous nous présenter votre rôle, votre fonction ?

Les CPP sont chargés d’émettre des avis préalables sur les conditions de sécurité de toute recherche impliquant la personne humaine : recherche interventionnelle, modification de soins courants ou bien échantillons biologiques. L’avis favorable d’un CPP est indispensable, en plus de l’autorisation de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM), pour pouvoir commencer une recherche.

Je suis représentante des usagers en Comité de Protection des Personnes depuis 2014. Nous représentons les usagers, et en particulier dans cette mission, ceux qui participent aux essais cliniques. Les autres membres du CPP sont présents pour leurs connaissances ou compétences professionnelles : professions de santé comme les médecins, pharmaciens, infirmiers ou bien professions juridiques, etc. En tant que RU en CPP, notre rôle dans la protection des personnes se prêtant à une recherche clinique, c’est d’être vigilant avant tout à leur sécurité (bénéfices/risques) mais aussi au niveau de la compréhension de la recherche pour les participants, à l’expression de leurs consentements, à la protection de leurs données, etc. Les dossiers de recherche nous sont transmis en amont de nos réunions pour lecture et analyse. Nous n’hésitons pas lors des séances de CPP à poser des questions, sans se laisser intimider par le vocabulaire utilisé dans le dossier ou par les autres membres du CPP car nous partons du principe que ce que nous ne comprenons pas posera sans doute problème dans la compréhension des participants de la recherche. Notre place de RU dans le CPP est complémentaire à celles des membres scientifiques : nous aiguillons et rappelons l’importance de l’éthique et de l’humain, qui doit rester au centre de l’étude clinique !

Quels changements ressentez-vous dans votre rôle en tant que RU depuis l’épidémie ? Avez-vous été sollicitée pour avis sur les conditions de validité des projets de recherche liées au COVID, souhaitez-vous vous exprimer sur ce point (dans le respect du secret professionnel) ?

Pour habitude, nous avons une réunion de séance plénière par mois au sein du CPPSOOM2. Nous sommes considérés comme un Comité de Protection des Personnes assez moteur ! Depuis l’épidémie, nous fonctionnons par téléconférence avec une fréquence d’échanges entre membres du CPP plus importante (pour le moment une réunion supplémentaire) : pour s’informer des actualités, mais aussi parce que nous avons des dossiers de recherche clinique qui ont été déposés pour étude, en rapport avec le COVID-19. Nous devons être réactifs dans l’étude de ces dossiers. Notre étude de ces dossiers requiert la même attention inhérente à nos missions et notre regard, même si les échéances sont rapides : identifier l’équilibre entre les bénéfices et les risques encourus par les participants à ces recherches cliniques.

Quels sont vos liens à ce jour avec le Comité dans lequel vous siégez en tant que RU ?

Nous devrions être 4 RU dans au sein du CPP, inclus dans le collège 2. Il y a deux collèges dans les CPP : un collège 1 composé de membres dits scientifiques ou médicaux et un collège 2 de membres compétents sur les aspects juridiques, éthiques et de représentation des associations de malades (RU).

Nos relations, au-delà de cette période de confinement, ont toujours été très amicales. Entre membres, de par nos parcours, nos expériences personnelles, associatives et professionnelles, nous sommes complémentaires et il n’y a pas de différence entre RU et les autres membres. Concrètement, pour vous expliquer notre organisation, nous étudions tous les dossiers confiés au CPP, même ceux dont nous ne sommes pas rapporteurs. Nous apportons toujours un avis complémentaire au rapporteur, en tant que RU notre analyse peut même se compléter pour qu’elle soit la plus représentative possible.

Nous avons la chance d’avoir une Présidente CPP, le Professeur Bettina COUDERC, qui est véritablement moteur de notre instance. Pas plus tard que ce week-end (4 et 5 avril 2020), nous nous sommes contactés entre membres du CPP pour la répartition d’études de nouveaux dossiers de recherche, en lien avec le COVID. En un week-end, l’organisation a été relevée ! Les échanges à distance fonctionnent très bien.

Pourquoi vous êtes-vous orientée vers RU en CPP ? 

A l’époque (en 2014), j’avais reçu un appel via mon association nationale car il manquait de candidats et je me suis lancée. J’avais une appréhension du fait que les sujets abordés dans ce domaine sont moins « concrets » dans la mesure où on intervient en amont de la réalisation d’étude clinique (par rapport à une instance de type CDU, lors de laquelle on aborde des sujets et actions factuelles).  Je ne me considère pas comme une grande oratrice, ni compétente au niveau rédactionnel. Une grille d’analyse des dossiers avait été élaborée pour nous accompagner, je l’utilise désormais comme moyen méthodologique pour chaque étude, c’est très utile ! Je suis quelqu’un qui accorde beaucoup de valeur à l’Humain, et mon rôle en tant que RU en CPP est totalement en adéquation avec cela.

Nous manquons de candidats en tant que Représentant des Usages dans les Comités de Protection des Personnes (un siège vacant actuellement au CPPSOOM2 et 2 en CPPSOOM1) mais nous pouvons témoigner de la valeur de ce mandat !

Des sièges sont-ils à pourvoir en Occitanie ?

Il y a quatre CPP en Occitanie, des postes de RU sont à pourvoir :

  • CPP Sud Méditerranée III (siège Nîmes)
  • CPP Sud Méditerranée IV (siège Montpellier)
  • CPP Sud-Ouest et Outre-Mer 1 (siège Toulouse)
  • CPP Sud-Ouest et Outre-Mer 2 (siège Toulouse)

Les formulaires de candidature sont disponibles via le lien ARS Occitanie ci-dessous :

https://www.occitanie.ars.sante.fr/comite-de-protection-des-personnes-sud-ouestoutre-mer-et-sud-mediterranee

Documentation :

Lien France Assos Santé pour plus de documentation sur le sujet :

https://france-assos-sante.org/actualite/covid-essais-cliniques-patients-malades-a-savoir/

https://extranet.france-assos-sante.org/publicationsdocumentation/comites-de-protection-des-personnes-essais-cliniques/

Lien France Assos Santé rubrique « des formations sur d’autres instances » :

https://extranet.france-assos-sante.org/formation/se-former-a-quoi/#

 

 

 


Contact communication :


Les Comités de Protection des Personnes (CPP) : missions durant et hors période de crise sanitaire & rôle des représentants des usagers (RU)

Interview Président CPP – 10.04.2020

Les Comités de Protection des Personnes (CPP) : missions durant et hors période de crise sanitaire & rôle des représentants des usagers (RU)

Interview du Professeur Bettina Couderc, Présidente du Comité de Protection des Personnes Sud-Ouest Outre-Mer 2 – CPPSOOM2[1]. Les deux CPP toulousains (CPPSOOM 1 et 2) font partie des CPP habilités à évaluer des essais cliniques européens Covid-19.

Le rôle des Comités de Protection des Personnes – CPP

Quel message souhaiteriez-vous faire passer sur le rôle des CPP notamment dans ce contexte de crise sanitaire inédite ?

Lorsque des investigateurs cliniques veulent réaliser des essais cliniques en France, ils doivent présenter leurs projets à deux Instances que sont L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) et un CPP. Les deux Instances vont évaluer l’essai séparément, en parallèle, et elles doivent toutes les deux donner un avis favorable pour que l’essai clinique ait lieu. Il y a 39 CPP en France, 17 sont agréés européens dont les deux toulousains.

En CPP, l’on s’attache à la protection du patient au travers notamment de l’évaluation de la notice de présentation de l’essai qui va être lue par le patient afin qu’il puisse donner un consentement dit "éclairé". Cela implique que le patient ait compris les tenants et aboutissants de l'essai clinique comme les médicaments qu’il va prendre ou non, les analyses sanguines et la radiologie auxquelles il va se prêter, etc. L’on s'intéresse donc à ce que la notice d'information corresponde fidèlement au protocole, c'est à dire à ce qui est prévu par les médecins, qu’elle soit claire et loyale.

En outre, le consentement du patient doit être libre, il ne doit pas subir de pression lorsque le médecin va lui présenter l'essai. Le médecin doit laisser un temps de réflexion suffisant au patient et n’exercer aucune pression afin que ce dernier se sente libre d'accepter ou de refuser.

Par ailleurs, dans le CPP des méthodologistes vont vérifier toute la méthodologie et les analyses statistiques. Ils s’intéressent notamment, à la cohorte, au nombre de patients à inclure dans l’essai clinique afin de pouvoir mettre en évidence un effet significatif sur une population témoin, par exemple : trop peu de patients ne permettraient pas de répondre à l’objectif de l’essai. L’ensemble des membres va évaluer l’adéquation entre l’objectif de l’essai, par exemple : "est-ce que cette molécule a un effet thérapeutique ou pas" et les critères d’évaluation prévus. Ils doivent répondre aux questions : "l’essai est-il justifié ? est-il réalisable ou pas ? est-ce que les méthodes d’évaluation de l’état de santé du patient sont adaptées pour répondre à la question posée ? est-ce que les populations vulnérables sont bien protégées ? est-ce que la balance bénéfice/risque est en faveur du patient ? ", etc.

Le protocole de recherche est ainsi passé minutieusement en revue, par exemple : "y a-t-il des prises de sang ? combien ? le nombre est-il suffisant ou trop important ?", etc. Les volets éthiques et scientifiques sont étudiés avec autant d’importance, la priorité étant toujours la protection du patient.

L’impact de la crise sanitaire actuelle sur les essais COVID 

Les CPP sont-ils consultés en « urgence » en cette période de crise sanitaire afin de rendre des avis sur les conditions de validité des projets de recherche liés au COVID-19 ?

Oui, en cette période de crise sanitaire les CPP sont d’avantage consultés. Habituellement, les CPP se réunissent tous les mois, il y a deux séances par mois : une séance plénière et une séance en comité restreint. Ils évaluent une dizaine de protocoles par mois à des dates précises connues de la Direction Générale des Soins (DGS). Pour le CPPSOOM2 ce sont les deux premiers jeudis de chaque mois.

Classiquement, l’attribution des dossiers se fait par tirage au sort après dépôt sur le site national géré par le système d’information des recherches impliquant la personne humaine (SI RIPH). Les dossiers sont répartis aléatoirement entre les CPP. La différence dans les cas COVID compte-tenu de l'urgence, c’est que la DGS contacte les Présidents des CPP et demande s’il est possible d’ajouter plusieurs dossiers supplémentaires sur l’une des réunions prédéfinies ou la faisabilité pour le CPP de mettre en place une réunion extraordinaire pour traiter des dossiers COVID.

En temps de COVID, beaucoup de médecins veulent tester des nouveaux médicaments et surtout repositionner des anciens médicaments pour cette nouvelle indication, c’est l’exemple de l’hydroxychloroquine, mais aussi des antiviraux, etc. Ces médecins souhaitent monter un essai clinique afin de vérifier si leur hypothèse est bonne et les CPP sont saisis "en urgence" par la DGS, c’est le cas du CPPSOOM2. Le Président mobilise les membres du Comité qui reçoivent les dossiers, les évaluent, se réunissent et rendent un avis sous une semaine, cinq dossiers en une semaine pour le CPPSOOM2 entre le 5 et le 10 avril 2020. Ceci pour que la recherche clinique française soit la plus dynamique possible et que les CPP ne soient pas un frein à la recherche. Il y a un élan national de tous les CPP, qui se réunissent sur sollicitations de la DGS, pour répondre "en urgence" aux demandes des investigateurs.

C'est un réel effort pour les CPP comme pour l'ANSM et c'est normal, car l'on ne peut pas faire d’essai sans qu’il soit évalué en amont, c'est important pour la recherche scientifique et c'est important pour la sécurité des patients. L’intérêt pour un essai clinique est d’être validé par des comités pluridisciplinaires, c'est le fer de lance de l'éthique. Il faut des scientifiques, des médecins, des infirmières, des juristes, des éthiciens, des RU et que ces gens-là se réunissent. Ce n’est pas pour autant une « usine à gaz », les Comités ont l’habitude de rendre des avis et sont réactifs, c’est pourquoi le travail de préparation des dossiers en amont est important. Cette préparation est le fait de la responsable administrative qui est personne « pivot » d’un CPP. Elle est le véritable chef d’orchestre d’un CPP et permet la circulation du dossier entre les investigateurs cliniques, les promoteurs et les membres du CPP. Un essai validé garantit un bon objectif, un bon nombre de patients, un bon nombre de prélèvements, des bons critères d'évaluation et permet de répondre à la question posée. La polémique qu'il y a eu autour de l’essai du Professeur Raoult vient du nombre de patients et de l'objectif flou ne permettant pas à l’essai clinique de prouver que l’hydroxychloroquine a un effet thérapeutique sur le Covid-19. L'Europe a monté un essai qui s'appelle Discovery de 3200 patients avec une première analyse intermédiaire à 15 jours. Cet essai a pour objectif de connaître l’effet anti SARS-CoV-2 de différents traitements dont l'hydroxychloroquine et à quel stade de la pathologie. 40 patients seront inclus à Toulouse.

C'est important pour la sécurité du patient et c'est important socialement pour qu'on puisse dire aux français, ce médicament on est sûr qu'il fonctionne ou ce médicament on est sûr qu'il ne fonctionne pas.  Ce n'est pas une histoire d'égo ou d'intuition. Avec Discovery on devrait avoir la réponse dans les prochains jours (avril 2020).

Est-ce que les essais COVID sont priorisés par rapport aux essais non-COVID ?

Ils ne sont pas priorisés, l’on va examiner de façon « classique » les dossiers en cours, nous avons une réunion du comité « prévue » le 7 mai prochain, on reçoit déjà des dossiers. Les dossiers COVID, viennent en plus ou sont examinés sur sollicitations de la DGS lors des réunions « extraordinaires ».

En revanche, actuellement les promoteurs des essais sont tout de même un peu plus focalisés sur COVID que sur le reste, mais rien est arrêté.

Concernant les modalités de consentement des essais COVID : y a-t-il des spécificités ?

Non ! le consentement c'est la pierre angulaire d'un essai clinique. Le patient doit donner son consentement et j'insiste : de façon libre et éclairée. On ne peut pas réduire les temps de présentation et d'explications de l'essai et il y a un temps de réflexion incompressible pour le patient. Donc cela ne peut pas, même en tant de crise, être remis en question.

Ensuite, tout comme en absence de pandémie, les cas où le patient ne peut pas consentir parce qu'il est inconscient sont prévus. Prenons l’exemple d’un patient intubé et sédaté, il est inconscient, ne peut pas prendre une décision, il ne peut pas donner son consentement même si on veut lui administrer une molécule. Dans ce cas, la loi prévoit deux choses : soit le patient a prévu qu'un jour il ne puisse pas donner son consentement et il a désigné ce que l'on appelle une personne de confiance et les médecins vont expliquer l'essai à la personne de confiance qui va prendre la décision pour le patient, au nom du patient ; soit il n'y a pas de personne de confiance et on va interroger l’un de ces proches, qui va donner ou non le consentement. Dans le cas où le médicament aura été administré à un patient avec l'accord soit de la personne de confiance soit d'un proche, dès que le patient sera de nouveau conscient, il lui sera demandé de confirmer ou d’infirmer son consentement. J'insiste sur le fait que rien n’est administré à un patient sans qu'il le sache, ou que la personne de confiance ou les proches le sachent en France. Pour résumer, il n'y a pas de spécificité, l'on fait comme d'habitude.

L’impact de la crise actuelle sur les essais non-COVID

Pour les essais non COVID y a-t-il des difficultés de recrutement, biais, report ?

Non, on en rencontre pas, cependant je vais moduler mon propos.

Pour les essais non-COVID, il n'y a pas de limitation parce que les CPP continuent à se réunir tous les mois en vidéo-conférence sécurisée. Les essais COVID sont étudiés en "réunions extraordinaires" entre les réunions prévues. Donc les dossiers cliniques non-COVID sont traités à la même fréquence.

Là où je souhaite modérer mon propos, c'est que beaucoup d'essais non-COVID qui sont en cours actuellement sont gênés par le fait que beaucoup de patients ne veulent ou ne peuvent plus aller à l'hôpital craignant d'être contaminés par le COVID, donc il y a eu des aménagements dans certains essais pour que les médicaments soient délivrés au domicile du patient ou que les prélèvements sanguins soient faits par des infirmières à domicile afin que le patient ne soit plus obligé de venir à l’hôpital. Il y a donc eu des adaptations de certains protocoles. La surinformation médiatique pas toujours fiable est aussi un problème, nous avons eu le cas de personnes âgées, diagnostiquées COVID+ qui refusent d’intégrer un essai à l’hôpital (ou même un traitement) au motif qu’elles ne veulent pas prendre la place de patients moins âgés. Nous leur expliquons qu’elles ne prennent la place de personne, c’est important. Covid ou pas, tous les patients doivent continuer leurs soins.

Le rôle de représentant des usagers – RU en CPP

Quel est selon vous la force et l’importance du rôle de RU en CPP ?

Le rôle du RU est primordial dans un CPP. Tout d’abord, un CPP c'est un groupe qui est pluridisciplinaire, on est vingt-huit et il y a deux collèges. Le collège 1 est plutôt scientifique, des médecins, infirmières, des chercheurs et dans le collège 2 siègent les RU, les travailleurs sociaux, les juristes, etc. Les deux collèges ont la même force. Les RU ont autant droit de vote et au-delà, autant de poids que n'importe quel membre dans le Comité. C'est une procédure collégiale. Chaque dossier clinique est évalué à la fois par les membres du collège 1 et par les membres du collège 2 dont les RU font partie. Si l'on a pas la présence de l'un des deux RU à notre Comité l'on ne peut pas siéger, c'est la loi. Les RU en CPP sont nommés pour 3 ans (renouvelables).

Dans la richesse des débats autour des dossiers, le point de vue des RU est vraiment important car il met en lumière des aspects que les médecins, les juristes, etc. ne voient pas forcément.

Les RU sont très actifs au sein du Comité, les discussions sont toujours animées, les RU interviennent à tous les niveaux, sur chaque dossier, ils donnent leurs avis, leurs points de vue en tant qu'usagers. Ils permettent l'amélioration des notices de présentation des essais et des lettres de consentement, ils clarifient des éléments, s'assurent que tout est réglementaire. Leurs avis sont précieux. C'est un réel partenariat, le RU est en interaction avec tous les membres du Comité, c'est une pièce maîtresse de la pluridisciplinarité, toujours dans un effort positif d’amélioration et de faire progresser les médecins qui proposent des essais cliniques.

La procédure en CPP est collégiale, tout le monde à sa place, tout le monde est important et au même titre. C’est grâce à cette collégialité que l’on arrive à faire progresser la recherche en France et surtout concourir à la protection des patients.

En cette période inédite de confinement, on travaille bien, on garde du lien avec les RU même en dehors des réunions de CPP, l’on se contacte par mail. Il ne faut pas oublier que les RU sont bénévoles et consacrent un ou deux jours par semaine au CPP. Il y a de l’enthousiasme dans nos échanges !

Des sièges sont-ils à pourvoir en Occitanie ?

Il y a quatre CPP en Occitanie, des postes de RU sont à pourvoir :

  • CPP Sud Méditerranée III (siège Nîmes)
  • CPP Sud Méditerranée IV (siège Montpellier)
  • CPP Sud-Ouest et Outre-Mer 1 (siège Toulouse)
  • CPP Sud-Ouest et Outre-Mer 2 (siège Toulouse)

Les formulaires de candidature sont disponibles via le lien ARS Occitanie ci-dessous :

https://www.occitanie.ars.sante.fr/comite-de-protection-des-personnes-sud-ouestoutre-mer-et-sud-mediterranee

Documentation :

Le Professeur Bettina Couderc recommande cette article « Essai clinique et traitement : quelle éthique en cas d'urgence sanitaire ? » : 

https://exploreur.univ-toulouse.fr/essai-clinique-et-traitement-quelle-ethique-en-cas-durgence-sanitaire

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[1] Madame le Professeur Bettina Couderc est engagée dans différents comités d’éthique hospitaliers, Professeur de Biologie moléculaire et Biotechnologies à l’Université Toulouse III Paul Sabatier / Institut Claudius Regaud, Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse.

 

 


Contact(s) communication :

France Assos Santé Occitanie : tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org


Formations : "RU, en avant !", et après ?

"RU en avant !", et après ?

« RU, en avant ! » est une formation généraliste mise en œuvre par le service formation France Assos Santé suite à la loi de modernisation de notre système de santé en 2016. Cette formation est obligatoire pour les RU venant d’être nommés, elle démarre un parcours de formation proposé par France Assos Santé.

Du 8 au 10 avril 2020, notre équipe régionale a contacté 12 Représentants des Usagers qui ont participé à des sessions « Ru en avant ! » organisées en Occitanie durant l’année 2019. Voici quelques retours des étapes dans la mise en pratique des connaissances de la formation, dans l’exercice quotidien de leur premier mandat.

Quelques retours de participants à la formation "RU en avant !"

Se "familiariser" avec les connaissances

La formation aborde les grands principes défendus par les RU, la démocratie en santé, les principales instances de la représentation et la place du RU : un nouveau vocabulaire pour apprivoiser ce nouveau rôle de représentant des usagers ! Les fondamentaux ont été évoqués, expliqués et discutés en formation. La documentation délivrée lors de la session permet de s’approprier ces acquis : les relire à tête reposée, souligner les informations qui paraissent clés, pour mieux les utiliser tout au long du mandat.

Connaitre l’environnement, poser un regard transversal

Des étapes d’observation et d’analyse succèdent à celle de la formation pour pouvoir comprendre le fonctionnement du système, découvrir l’instance et les acteurs où les RU siègent. Ce temps est nécessaire, il peut durer plusieurs mois. Le RU pose des questions en CDU, écoute, note... Il fait le lien entre ces informations, les connaissances lors de la formation pour pouvoir assurer au mieux son rôle. Il entretient une réflexion critique. Les RU qui siègent dans la même instance peuvent être de vrais « éclaireurs » en donnant des informations sur le fonctionnement de l’instance, les actions passées et leurs positions. L’outil « carnet de route » fourni lors de la formation peut être utilisé pour tracer et organiser les informations recueillies.

S’entraîner à travailler en équipe et, fort de cette coopération, prendre la parole et prendre position

Quelle est ma place ? quelles sont mes limites ? C’est en agissant que les représentants des usagers confortent leur rôle dans ces premiers mois : analyser une situation complexe exposée lors de l’instance, travailler à produire un avis, une position en tant que RU et prendre la parole. Les 2 jours de formation ont été un réel lieu d’échanges, avec des études de cas pour aider à cette mise en pratique.

Créer, développer et garder des liens

Certains participants à la formation gardent contact tout au long de leur mandat. C’est sécurisant de pouvoir échanger ses pratiques, d’autant plus dès lors de la prise de mandat. A ce propos, la totalité des personnes contactées ont exprimé leur grande satisfaction de pouvoir participer à des groupes d’échanges et d’analyse de pratiques sur leur département, pour les accompagner dans leur mandat en complément des formations proposées par France Assos Santé. Au-delà de l’organisation de ces groupes d’échanges, l’équipe FAS Occitanie se mobilise au quotidien pour être à l’écoute des RU et garder le lien, même (et d’autant plus) en temps de confinement !

Alors, "En avant" pour s’inscrire à cette formation !

Les prochaines dates de sessions de formation « RU en avant » vous seront communiquées prochainement.

 

EN SAVOIR + :

Lien France Assos Santé pour plus de documentation sur RU en avant ! : https://extranet.france-assos-sante.org/formation/se-former-a-quoi/#

 

Calendrier et contact des formations et des groupes d’échanges France Assos Santé en Occitanie :

Retrouver le calendrier sur notre site à la rubrique "Agenda" : https://france-assos-sante.org/occitanie

Prochaine session "RU, en avant!" en Occitanie (sous réserve du contexte sanitaire) : https://occitanie.france-assos-sante.org/formation/1964-ru-en-avant-formation-generaliste-2j/

Contact Formation : France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 65 ; mail : mlabiscarre@france-assos-sante.org

 

 


Contact communication :

France Assos Santé Occitanie – tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org