Vu dans la presse Occitanie

Vu dans la presse Occitanie – 2ème trimestre 2020

"À Toulouse, les familles réclament plus de visites face à la déprime des résidents des EHPAD"

« Malgré quelques assouplissements, les EHPAD restent encore confinés pour garantir la sécurité sanitaire des seniors qui y résident. Les familles dénoncent des situations hétérogènes et compliquées… »

Article – La Dépêche – 10.06.20 - Lire la suite : N°1- Depeche article 10.06.20 EHPAD visites

"Stop Covid – L’application du gouvernement en question"

« Le gouvernement a officialisé son projet d’application mobile qui permettra de garder une trace des personnes que vous avez croisées au cours des derniers jours pour vous prévenir si elles se déclarent positives au coronavirus… »

Article – UFC QUE CHOISIR – 15.04.20 - Lire la suite : https://www.quechoisir.org/actualite-stop-covid

"Cinq services publics pour sauver la santé : le manifeste des soignants"

« La pandémie du Covid-19 a agi comme une loupe grossissante sur notre système de santé. Elle a montré à toutes et à tous à la fois ses faiblesses et ses richesses… »

Article – Libération – 25.05.20 - Lire la suite : N°1 - Cinq services publics pour sauver la santé

"Coronavirus : à la maternité, les mesures sanitaires toujours aussi strictes malgré le déconfinement"

« Tandis que la France reprenait lundi doucement le chemin vers un retour à la normale avec l'entame du déconfinement, dans les maternités, ce lundi 11 mai n'a rien changé… »

Article – La Dépêche – 16.05.20 - Lire la suite : N°1-depeche 16 mai Maternité

"Note poétique, en musique !"

Calogero – On fait comme si - à écouter : https://www.youtube.com/watch?v=nByN1HdPsqk

 


"Santé - Handicap" – Générations Mouvement & Association François Aupetit

Actualité Association – 30 06 2020

"Santé - Handicap" – Générations Mouvement & Association François Aupetit


France Assos Santé Occitanie est partenaire du forum Santé – Handicap de Mende les 23 et 24 octobre 2020


 

 

 

Générations Mouvement et l’Association François Aupetit Crohn RCH, deux associations adhérentes à France Assos Santé Occitanie, travaillent de concert, notamment sur le département de la Lozère où leurs représentants régionaux sont basés.
Michèle CASTAN, Présidente de Générations Mouvement Lozère, (antérieurement « Les Ainés Ruraux »), et Michel LIBERATORE, Secrétaire Général National de l’Association François Aupetit - Crohn RCH - France, représentants bénévoles des usagers sous la bannière de France Assos Santé Occitanie, sont Représentants des Usagers, au niveau national, régional et aussi local.
Particulièrement impliqués, et faisant fi du poids de l’âge pour l’un et de polypathologies chroniques pour l’autre, ils sont tous deux investis sur les dossiers locaux, notamment au sein du Conseil Territorial de Santé de la Lozère, dont ils sont membres du bureau.
Exceptionnellement écoutés et entendus, ils ont voulu impulser une réaction à la réflexion et à la mobilisation des professionnels et de la population sur la problématique de l’accès aux soins, dans un département rural, plus souvent cité dans les rubriques négatives de la désertification médicale que des initiatives pour être acteur de son parcours de vie.
En mobilisant autour d’eux les institutionnels, professionnels de la santé, du sanitaire et du social, et les associations locales, Générations Mouvement et l’Association François Aupetit - Crohn RCH organisent une manifestation « généraliste » sur la Santé, le Handicap et les séniors qui fait défaut sur le département de la Lozère. S’appuyant sur des conférences, ateliers, stands de présentation les deux associations souhaitent faire avancer leurs propositions, qui s’inscrivent dans les 4 piliers du Ségur de la Santé. Ces propositions, issues du constat du quotidien des adhérents, portent particulièrement sur :
Les possibilités de soins et de parcours de soins, « Domicile-Hôpital » et « Hôpital - Domicile »,
La venue de médecins spécialistes en temps partagé, depuis les Centres de Compétence, et partage de connaissances, sur notre territoire départemental,
La mobilisation et mise en commun de toutes les compétences, outils, au profit de l’ensemble de la population et non pas d’une seule catégorie,
Les possibilités d’accompagnement, matérielles et financières, pour un maintien, le plus longtemps possible, à domicile,
Les possibilités offertes aussi bien par les professionnels de santé que le milieu associatif, sur des outils de prévention à la santé, y compris par l’activité sportive.

Générations Mouvement et AFA-Crohn RCH se sont entourées d’un comité de pilotage incluant le Département de la Lozère, la Caisse Commune de Sécurité Sociale (CCSS) de Lozère, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Lozère, la Ville de Mende, l’Ordre des médecins, le Syndicat des Pharmaciens, le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Lozère, l’Hôpital de Mende, et le Comité Départemental Olympique et Sportif.

En raison du faible nombre d’habitants et par contrecoup du petit nombre de patients par pathologie, le nombre des associations départementales est limité en Lozère. Aussi, avec le soutien de France Assos Santé Occitanie nous invitons les associations de la région à se faire connaître en Lozère pour :
y faire connaitre leurs objectifs, services et prestations,
y venir à la rencontre de leur public,
y asseoir leur position régionale ou interdépartementale,
y recruter de nouveaux adhérents ou bénévoles,
y installer une antenne, une représentation, une délégation.
afin d’apporter des informations validées et certifiées, à une population qui peine ou hésite à pousser des portes « aidantes », sur le plan du soin, de l’accompagnement en santé, ou l’avancée en âge. Mais en tant qu’associations d’usagers du système de santé vous pourrez également intéresser, les professionnels de santé et les institutionnels locaux qui peuvent être autant de vecteurs pour atteindre votre public.

Générations Mouvement et l’Association François Aupetit Crohn RCH restent à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et espèrent vous compter au nombre des participants du Forum « Santé, Séniors, Handicaps » les 23 et 24 Octobre 2020 à Mende.

EN SAVOIR + :

Membre d’une association adhérente à France Assos Santé Occitanie, vos frais de déplacement sont pris en charge :
Selon la grille de remboursement en vigueur, pour toute question contacter : France Assos Santé Occitanie – mail : occitanie@france-assos-sante.org

Affiche et programme sont disponibles sur le site des France Asso Santé Occitanie et les sites des deux associations : Forum-sante-handicap

Vos correspondants :

Michèle Castan – Présidente Fédération Lozère de Générations Mouvement
tel. : 06.88.72.90.60 – mail : michele.castan48@orange.fr
Michel Liberatore – Secrétaire Général, Délégué Régional, Association François Aupetit Crohn RCH France
tel. : 06.32.67.93.20 – mail : languedoc@afa.asso.fr ou mliberatore@orange.fr

 


Contacts communication :
• France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org


Participez à la grande enquête « Vivre – Covid-19 »

Anxiété, report ou annulation de rendez-vous médicaux, modifications des traitements, manque d’informations : depuis plusieurs mois, l’épidémie de coronavirus SARS-CoV-2 a provoqué un bouleversement chez les usagers du système de santé.

Afin de mesurer au mieux ces chamboulements, leurs impacts et la manière dont ils ont été vécus, France Assos Santé lance en exclusivité la grande enquête nationale “Vivre – Covid-19”

Vous êtes une personne souffrant de pathologie chronique, atteint de handicap, aidant, une personne âgée, un citoyen usager du système de santé ? Vous avez rencontré des difficultés, des besoins, des situations exceptionnelles pendant la crise sanitaire ? Nous avons besoin de votre voix !

Vivre-covid19.fr a pour objectif de faire l’état des lieux de la façon dont vous vivez et vous organisez en cette période “d’après-confinement”. Construite avec des associations*, elle contribuera à fournir des données afin de guider l’action publique, tel un véritable baromètre.

Comment ça marche ?

Chaque mois, vous passerez 5 minutes environ à répondre à des questions sur votre ressenti et votre vécu.

Cette étude prévoit d’inclure 10 000 personnes en France d’ici le mois de mai 2021 et un suivi jusqu’à deux ans, avec l’assurance de la sécurité de vos données de santé garantie. L’étude, en plus d’avoir passé toutes les qualifications réglementaires, utilise un hébergement sécurisé type “HADS” (hébergement agréé des données de santé). C’est le même niveau de sécurité que celui qui est utilisé pour conserver vos données à l’hôpital par exemple. Usagers, personnes malades, aidants, personnes âgées… usagers du système de santé : faîtes entendre votre voix et témoignez !

Participer à "Vivre-covid19"

*À ce jour, sont disponibles sur la plateforme vivre-covid19.fr les modalités pour les personnes atteintes de VIH, diabète, handicap, aidants familiaux, épilepsie, douleurs chroniques générales (fibromyalgie, migraines,etc.), cancer, retraités / personnes âgées. Sont en train d’être finalisées : asthme, apnée du sommeil, BPCO, hépatite virale, maladie rénales, Alzheimer.

COVID-19 _ Soutien psychologique des patients, familles et grand public en Occitanie

Information le 19 mai 2020

COVID-19 : Soutien psychologique des patients, familles et grand public en Occitanie

Le contexte d’épidémie de coronavirus peut générer les inquiétudes, des angoisses, des troubles et des risques psychosociaux. Dans la période de confinement et de déconfinement, des professionnels et bénévoles sont à l’écoute des usagers. Plusieurs lignes d’écoute et de soutien psychologie sont ouverte au grand public.

Des dispositifs d’accompagnement psychologique existent et sont accessibles dès maintenant :

→ Le dispositif régional de prise en charge médico-psychologique DSPT COVID-19 OCCITANIE

Ligne unique pour toute l’Occitanie : 05 34 39 33 47

Pour qui ? Toute personne qui ressent un besoin de soutien psychologique

Quand ? disponible de 9h à 18h tous les jours. Les consultations sont gratuites. Le dispositif devrait être maintenu après le confinement.

→ Le dispositif national de prise en charge médico-psychologique mis en place par le ministère de la santé

Ligne nationale unique : 0 800 130 000 (numéro gratuit)

Pour qui ? pour toute personne qui ressent un besoin de soutien psychologique

Quand ? 24h/24, 7j/7

Pour les personnes présentant un handicap, il existe un espace de contact ouvert dédié aux personnes sourdes, malentendantes ou aveugles.

→ Le dispositif d’écoute téléphonique « Allô j’aide un proche » (Écoute, Soutien et informations)

0 806 806830

Pour qui ? Pour les proches de patients atteints de maladies neuro-dégénératives

Quand ? 7j/7, de 18h à 22h- Les entretiens sont gratuits et anonymes

→ 8 SSIAD d’Occitanie proposent des entretiens avec des psychologues

SSIAD - Service de Soins Infirmiers A Domicile

Pour qui ? Si vous vivez à domicile et que vous habitez à proximité des communes d’Aurignac (31), Montastruc-la-Conseillère (31), Toulouse-Quartier Empalot, Auch, Montpellier, Perpignan, Alban (81), Brens (81), Castelsarrasin (82) :

Télécharger : SSIAD-Recensement dispositifs d'écoute

Vous trouverez ci-dessous également un recensement des dispositifs d’écoute et de soutien pendant la crise fait par Psycom élargissant la liste proposée aux dispositifs de soutien aux jeunes parents, d’aide en cas d’addictions, de prévention des violences familiales et conjugales et de la maltraitance, d’accompagnement dédiés à certains publics touchés par une pathologie spécifique (...)

Lignes d'écoute et de soutien actives pendant l'épidémie de Covid-19

Dispositifs d'aide proposant écoute, conseil, soutien et orientation par téléphone ou par internet. Cette liste, non exhaustive, recense des dispositifs nationaux d’aide à distance disponibles pendant l'épidémie (les appels téléphoniques ne sont pas surtaxés). La disponibilité des services a été vérifiée sur leurs sites internet respectifs. Les lignes sont classées par ordre alphabétique. (Mis à jour mercredi 12 mai)

EN SAVOIR + : Lien - Lignes d'écoute et de soutien Covid-19 - Psycom

Télécharger : Resencement dispositifs d'écoute PSYCOM

Sources : Psycom/Santé publique France/IREPS Auvergne-Rhône-Alpes

 

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Contact communication : France Assos Santé Occitanie : tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org


Recommandations aux usagers pour les examens d'imagerie médicale

Note d'information6 mai 2020

        

Recommandations aux usagers pour les examens d'imagerie médicale

La plupart des centres d’imagerie médicale libéraux sont ouverts en Occitanie. Ils ont mis en place des mesures strictes d’hygiène et de prévention. Pour assurer la sécurité des usagers et du personnel, des mesures de distanciation ont été mises en place. Pour cela, ils ont besoin de l’aide de leurs patients et à ce titre nous leur demandons de respecter quelques règles simples :

• De ne pas se présenter, sauf urgence, sans rendez-vous et sans avis préalable de son médecin
• De respecter scrupuleusement l’heure du rendez-vous afin d’assurer une fluidité parfaite
• De venir seul, sauf pour les enfants et toutes autres personnes ayant besoin d’être accompagnées par un parent ou un proche-aidant

Pour les radiologues libéraux de l’Occitanie, au titre de l’URPS Médecins et de la FNMR.
Docteur Maurice Bensoussan, Président URPS Médecins d’Occitanie
Monsieur Jean-Michel Bruel, Président France Assos Santé Occitanie
Docteur Patrick Souteyrand, Vice-président chargé de mission, Fédération Nationale des Médecins Radiologues

Télécharger cette note information : 20200506-Note-Recommandations-Centre-dimagerie


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Fin du confinement : 5 propositions pour redonner leur place aux usagers (Conseil pour l’engagement des usagers-CEU, instance consultative de la HAS)

ACTUALITÉ PRESSE - Mis en ligne le 07 mai 2020 (site Internet de l'HAS)

Fin du confinement : 5 propositions pour redonner leur place aux usagers

Pour intégrer le point de vue des usagers dans la sortie de confinement, le Conseil pour l’engagement des usagers (CEU), instance consultative de la HAS, formule cinq recommandations au Collège de la HAS et plus globalement aux instances de santé.

L’épidémie de COVID-19 et les mesures mises en œuvre pour en limiter la propagation ont un impact important sur les structures du secteur sanitaire, social et médico-social et leurs acteurs. A la demande de la présidente de la HAS, les membres du Conseil pour l’engagement des usagers (CEU, composé de représentants d’associations, d'usagers, de professionnels, d'universitaires) ont émis un avis dans lequel ils analysent la situation et formulent cinq recommandations  . Leur constat : un décalage face aux conséquences de l’épidémie dans les secteurs social et médico-social tant pour les personnes concernées que les équipes professionnelles, une mise de côté des dispositifs relatifs à la démocratie en santé, une communication écrite et audiovisuelle non adaptée pour les personnes fragiles générant parfois incertitude et peur et enfin l’exclusion de certains publics de prises en charge adaptées.

Réactiver les mécanismes de démocratie en santé

Eclipsée durant la période d'urgence, la démocratie en santé doit être restaurée par la relance de ses mécanismes et instances dont la majorité n’a pas été consultée depuis la survenue de l’épidémie. Aux yeux du CEU, comme pour d'autres acteurs (Conférence nationale de santé, Société française de santé publique, France Assos Santé), il est impératif de réactiver ces instances. Pour mettre en œuvre cette première recommandation, il appelle au recours aux outils numériques, en veillant aux inégalités qu’ils peuvent entrainer.

Informer et adapter les messages aux populations éloignées des circuits classiques d’information

La deuxième recommandation du CEU porte sur l’importance de justifier et d’avoir une approche pédagogique en direction de ces populations afin que le cadre et les contraintes d’un déconfinement soient compris et acceptés. Il est primordial que les modalités de déconfinement prennent en compte notamment le respect des libertés individuelles, l’importance des relations sociales, les particularités de certaines situations comme l’impossibilité pour certaines personnes de porter un masque.

La troisième recommandation précise les conditions d’une communication réussie. Construite en s’appuyant sur une approche raisonnée des faits et connaissances, la communication publique (communication radio-télévisée, conférence de presse, interview) peut être améliorée sur certains points. Le CEU prend pour exemple la construction de messages ciblés vers les populations les plus vulnérables (utilisation du langage « Facile à lire et à comprendre ») et espère que les médias apporteront au public une information pédagogique, scientifique, vérifiée et évitant d’être anxiogène.

Accompagner les populations éprouvées par l’épidémie

La quatrième recommandation insiste sur l’importance de réactiver les parcours de santé des patients dont la coordination n’a pas été optimale durant la période de confinement pour que la période de déconfinement ne se solde pas par une perte de chance pour les patients. Le CEU alerte les autorités sur une série de situations potentiellement problématiques : retour à domicile des patients ayant séjourné dans un établissement de santé (importance de la lettre de sortie) ; situation de patients ayant contracté le COVID-19 ; situation des personnes dont la prise en charge hospitalière a été suspendue au cœur de la crise… Le CEU passe par ailleurs en revue différents outils devant faciliter cette coordination : outils d’aide et d’accompagnement élaborés par les associations d’usagers, téléconsultation, dispositifs électroniques d’aide au repérage de situation d’urgence…

Enfin, dans sa cinquième recommandation, le CEU rappelle l’importance qu’il convient d’accorder aux rituels sociaux reconnaissant les souffrances engendrées par l’épidémie et ses nombreux décès. Ils permettent aux personnes, aux familles, aux professionnels et à la société d’entrer en résilience afin de surmonter les traumatismes du deuil.

Consulter cet article en ligne sur le site Internet de la HAS : CEU-HAS-Fin du confinement : 5 propositions pour redonner leur place aux usagers

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La démocratie en santé victime du virus ?

Communiqué de presse – 6 mai 2020

Ce communiqué s’inscrit dans une démarche nationale faisant suite à un constat assez généralisé sur le territoire de mise à l’arrêt et de reprise à un rythme très faible de la Démocratie en santé. Un focus régional souligne la réactivation de la Démocratie en santé en Occitanie.

Nos constats : des instances de démocratie en santé au ralenti et des associations d’usagers peu impliquées dans la gestion de crise.

Depuis le début de la crise sanitaire, nous constatons un affaissement des structures permettant l’expression des droits collectifs : les lieux de démocratie en santé ne fonctionnent pas comme ils devraient, notamment dans les instances régionales et territoriales (CRSA, CTS, CDCA). Certaines sont d’ailleurs à l’arrêt total, d’autres fonctionnent de manière informelle ou au ralenti, et enfin certaines, mieux équipées, ont pu se mobiliser pour travailler sur des thématiques spécifiques à distance[i]. Il en est de même dans bon nombre de structures hospitalières publiques ou privées où les portes ont également été fermées pour les représentants des usagers et où le lien, même à distance semble rare.

En dehors de ces instances, les associations d’usagers sont peu impliquées dans les décisions de crises à l’échelle régionale et territoriale. Nous pensons en premier lieu aux recommandations de prise en charge par pathologies/filières, où la concertation se réduit souvent à l’unique consultation des fédérations d’établissements ou des sociétés savantes.

Gérer la crise POUR nous MAIS pas SANS nous !

Les instances de démocratie en santé et les associations d’usagers ne sont pas des « experts » des situations de crise. Il est néanmoins primordial de les associer : elles apportent un éclairage essentiel sur les décisions envisagées et retenues, sur l’information à partager, sur la vie quotidienne des personnes malades, en situation de handicap, âgée, des usagers en général, dans ce contexte de crise sanitaire….

L’état de sidération que chacun (autorités, professionnels, associations) a pu ressentir au moment de l’explosion de l’épidémie doit désormais être dépassé. C’est pourquoi, nous demandons notre implication immédiate dans la politique de gestion de crise à l’échelon régional et territorial afin de permettre l’expression d’une parole collective, celle des populations qui subissent les effets de l’épidémie et ses conséquences psychologiques et sociales.

Nous appelons également à être associés à la préparation du « déconfinement ». Dans ce cadre, nous souhaitons disposer d’une transparence totale de l’information sur la gestion de crise régionale et territoriale - notamment la volumétrie de matériels de protection et de dépistage disponibles - et demandons que la population bénéficie de messages clairs et unifiés. Nous associatifs, sommes déjà au travail pour délivrer des messages à destination des publics fragiles et isolés, qui sont souvent les grands oubliés, hélas, des communications institutionnelles. Pour que ces messages soient entendus et acceptés, les mesures prises doivent être comprises.

Focus régional

En Occitanie, une dynamique de concertation retardée mais réelle avec les Instances régionales, dans une volonté de partenariat entre soignés et soignants.

France Assos Santé (FAS) Occitanie souligne :

  • La sidération de tous, instances régionales, soignants sous pression, associations d’usagers, par l’explosion de la crise et son évolution initiale.
  • La réponse des instances régionales à l’interpellation de FAS Occitanie avec la mise en place d’une concertation retardée mais réelle pour essayer de donner leur juste place aux usagers du système de santé dans la gestion de la crise au moment où doit se mettre en place un déconfinement gradué et progressif.
  • La nécessité de poursuivre cette concertation aux niveaux départemental et local, en accompagnant l’engagement des Représentants des Usagers (RU) à porter et évaluer sur le terrain la juste et égale application des recommandations régionales.
  • La volonté de FAS Occitanie de poursuivre ces démarches dans la dynamique d’un partenariat entre soignés et soignants, qui est un des axes forts du Projet Régional de Santé 2022 (ARS pour l’Occitanie).

Notre implantation associative via nos délégations régionales et les associations qui les composent est une force. Autorités sanitaires : associez-nous !

Gérard Raymond, Président de France Assos Santé
Jean-Michel Bruel, Président de France Assos Santé Occitanie 

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Télécharger notre communiqué de presse du 6 mai 2020 :

Ce communiqué s’inscrit dans une démarche nationale faisant suite à un constat assez généralisé sur le territoire de mise à l’arrêt et de reprise à un rythme très faible de la Démocratie en santé. Un focus régional souligne la réactivation de la Démocratie en santé en Occitanie.
Lien : 2020 05 06 CP-democratie-en-sante VF_focus Occitanie

Retrouver notre communiqué de presse du 6 mai 2020 sur notre page Facebook FAS Occitanie


[i] Ainsi par exemple les CRSA de Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne ont travaillé sur un avis commun adopté le 9 avril 2020 & intitulé « L’heure n’est pas au déconfinement mais elle l’est à sa préparation dans un cadre qui associe éclairage scientifique et débat démocratique ».


Contact presse : France Assos Santé Occitanie : tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org


Le soin c’est l’affaire de tous ! – Dans la pandémie, usagers agissant en partenaires, ou mis à l’écart ?

Communication au réseau – 27 avril 2020

Le soin c’est l’affaire de tous ! – Dans la pandémie, usagers agissant en partenaires, ou mis à l’écart ?

« Laissez les affaires là, on les lui fera passer. Les visites sont strictement interdites ! »

« Mais, mais… ». La dame n’a pas pu poursuivre. Elle a laissé là à la réception de la clinique tout ce qu’elle avait soigneusement préparé et porté. Son mari a été hospitalisé en urgence pour une occlusion intestinale et lorsque l’équipe du SAMU est venue le prendre à la maison ce week-end dernier, elle n’a pas eu le temps de préparer quoi que ce soit. Aujourd’hui en début de semaine elle n’a pas de nouvelles sinon qu’il est revenu du bloc opératoire, qu’il allait mieux, puis qu’il doit sans doute y retourner. Elle sait que son mari, à plus de soixante-dix ans, souvent lassé par son diabète et son cortège de complications, va « se laisser aller » et même « se laisser mourir » s’il n’a pas rapidement un contact, même distant, avec elle, mais un contact réel. Elle n’a que quelques années de moins que lui mais c’est elle qui entretient au quotidien ce qui donne une raison de vivre, c’est elle qui prend soin.

Cette situation elle se répète peu ou prou, dans de trop nombreux établissements hospitaliers, depuis le début de la crise actuelle, et ceci en dehors même des filières de soins de la Covid 19 dont on comprend l’extrême tension et les indispensables contraintes de sécurité. Dans ces établissements cette situation est souvent indépendante des soignants directs dont certains s’offusquent de la rigidité des règles « venues d’en haut » qu’ils sont sommés de respecter. Et il n’est pas question ici d’abonder le lot des accusations et vociférations trop entretenues par certains médias complaisants quand ils ne sont pas incitateurs ! Mais comment ne pas s’interroger ?

D’abord en constatant que dans certains établissements, malgré les contraintes et la pression extrême auxquelles sont soumises les équipes, les soins sont organisés en concertation pour continuer à respecter un accompagnement global de la personne. Ici en organisant, y compris dans une unité Covid 19, la visite d’un proche aidant quand cela est indispensable au patient (en particulier dans une situation particulière comme la fin de vie) et reste possible au regard des équipes soignantes ; les responsables de service de réanimation ont depuis longtemps avant la crise actuelle accompagné cette réflexion et mis en œuvre les mesures qui en découlent ; nombreux sont ceux qui ont maintenu cet effort en l’adaptant dans la crise actuelle. Là en continuant à autoriser la présence d’un parent auprès d’un enfant hospitalisé et en l’organisant au mieux. Au contraire force est de constater que d’autres établissements imposent sans discernement des mesures de restriction d’accompagnement du soin peut-être parce qu’elles leur facilitent l’organisation quotidienne des soins techniques, en espérant que ce n’est pas pour préserver leur rentabilité économique ; et ceci quitte à inciter les soignants à revenir à des clivages dans lesquelles le vieux réflexe de « je suis un professionnel de santé, je sais ce que j’ai à faire, et en plus je fais ce que l’on me dit » est pour un soignant épuisé la voie la plus simple et la plus sécurisante.

Il nous faut ensuite nous interroger ensemble sur les recommandations institutionnelles qui redescendent en cascade d’un système administratif encore centralisateur, et qui ont pu changer jusqu’à en être contradictoires, en renvoyant à la responsabilité des strates régionales, locales et individuelles. Même si cela diminue l’efficacité ça permet aussi de ne pas avoir à porter directement le poids des dysfonctionnements induits et multiplier les « boucs émissaires » pour reprendre le titre d’un quotidien national.

Il faut enfin s’interroger sur la meilleure solution à trouver ensemble pour éviter les dérives à deux niveaux distincts. D’abord celui du terrain où la confrontation directe au danger infectieux ne doit pas faire sous-estimer l’importance du soin global y compris dans la composante bénéfice/risque que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir prendre en compte. Ensuite celui des institutions de santé, régionales et nationales, où il serait inexplicable et inexcusable que soit abandonnée la concertation dans l’élaboration et la diffusion de mesures claires et précises ; concertation qui est aussi le seul moyen efficace de s’assurer que l’application de ces mesures est également partagée par tous les établissements et ne dépend pas sur le terrain de la seule implication personnelle de certains.

Ne pas reconnaître comme partie intégrante du soin le lien entre un aidant et le patient à qui il est indispensable, serait méconnaître ce qu’est le soin. Ce serait n’y voir que la partie technique et scientifique de la pratique des professionnels de santé, alors qu’on en sait les limites. Ce serait se résigner à voir une crise grave déshumaniser le soin.

Depuis plusieurs années un mouvement conforte la modification historique récente des rapports entre ceux qui sont soignés et ceux qui les soignent. À titre individuel comme à titre collectif, les patients, leurs aidants et d’une manière plus générale les citoyens usagers du système de santé participent activement à ce mouvement. Ils montrent que chacun doit mieux s’impliquer dans son parcours de soins et de vie pour être acteur de sa santé. Ils montrent aussi que l’institutionnalisation de ce mouvement doit permettre une meilleure démocratie en santé. De plus en plus nombreux sont les professionnels de santé qui les rejoignent dans ce mouvement.

Dans cette période de crise sanitaire sans précédent, que nous soyons professionnels de santé impliqués sur le terrain, organisateurs institutionnels des soins, patients ou aidants, représentants des usagers (RU) ou simples citoyens usagers du système de santé, ne laissons pas les usagers à l’écart. Faisons-les participer à la réflexion sur les orientations à prendre, à la définition des règles à appliquer, à la diffusion des mesures à respecter. Le partenariat en santé c’est ça ! Nous y gagnerons tous. Et les enjeux du déconfinement à venir pourraient nous aider à le prouver ensemble.

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

 


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Retrouvez la 1ère Newsletter de France Assos Santé Occitanie

N°0 - « Pour notre santé ! » : les News de France Assos Santé Occitanie

Retrouvez la 1ère Newsletter de France Assos Santé Occitanie en cliquant sur le lien ci-dessous :

Newsletter-FAS-Occitanie

Bonne lecture !


Vivre en usagers partenaires une crise sanitaire grave

Edito du Président FAS Occitanie – 16 avril 2020

Vivre en usagers partenaires une crise sanitaire grave

Vous prenez connaissance de l’éditorial de ce premier numéro de notre lettre de liaison « Pour notre santé ! : les News de France Assos Santé Occitanie » alors que nous vivons une crise sans précédent. Crise sanitaire dont personne n’avait prédit la vitesse de propagation, l’ampleur, la gravité ni notre difficulté à y faire face. Crise qui bouleverse notre vie quotidienne et dont nous ne faisons qu’entrevoir pour l’instant les conséquences psychologiques et socio-économiques. Crise mondiale qui met à mal, comme les grandes épidémies ou les grandes guerres pour nous historiques, ce que nous pensions être l’équilibre de notre vieille Terre, même en le sachant fragile. Crise dont un des risques, immédiat comme à terme, est d’accroître encore les inégalités d’accès aux ressources essentielles, qu’elles soient économiques, culturelles ou même alimentaires et sanitaires.

« tous engagés dans le développement du partenariat en santé…»

Avec France Assos Santé Occitanie nous sommes tous engagés dans le développement du partenariat en santé qui est la seule voie d’amélioration continue et durable de la qualité et de la sécurité des soins. Ce partenariat oblige les usagers et les professionnels de santé à chercher comment faire passer le patient d’un statut d’objet de soins à celui de sujet de soin. Il doit progressivement conforter les valeurs qui chez les uns et chez les autres fondent la confiance, clé essentielle de la relation de soin.

La journée thématique organisée par France Assos Santé Occitanie, avec l’appui de l’ARS Occitanie et de Savoirs Patients, le 4 février 2020 à Narbonne sur « Usagers partenaires en Santé : l’avenir du soin », et à laquelle vous avez été nombreux à participer, nous a permis d’entrevoir le grand nombre de missions, de compétences et de champs d’action d’un tel partenariat.

Je me suis déjà adressé à vous tous, membres du réseau France Assos Santé Occitanie, et le refais aujourd’hui pour vous dire combien l’état d’urgence sanitaire auquel nous sommes confrontés vient nous montrer que ce partenariat est vital pour tous. Et c’est en partenaires engagés que nous devons solidairement lutter.

Lutter dans notre position d’usagers c’est reconnaître les positions de chacun. D’abord celle des soignants de la première ligne en contact direct de soin avec les patients atteints de la Covid 19. Celle aussi de tous les professionnels qui participent à l’indispensable maintien à l’équilibre de notre système de santé. Celle enfin de toutes celles et tous ceux qui assurent au quotidien la poursuite des tâches essentielles à une activité socio-économique de base.

Notre devoir d’usagers du système de santé c’est nous montrer solidaires des mesures générales envisagées. C’est pour chacun d’entre nous relayer leur absolue nécessité par notre exemple et tous les autres moyens appropriés. C’est reporter à la sortie de crise nos interrogations personnelles sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire ! Mais comment ?

« respecter les consignes sanitaires sans renoncer aux soins indispensables… »

D’abord en respectant sans compromis les consignes sanitaires qui nous sont données, notamment de confinement et de « distanciation sociale ».  C’est aussi la première chose qui nous est demandée par les soignants et la première marque de respect et de reconnaissance que nous leur devons.

C’est aussi maintenir l’attention que nous portions ou voulions porter avant la crise à notre santé personnelle et à notre équilibre de vie. Essayons d’éviter toute dérive dans notre hygiène de vie quotidienne, comme peuvent le faire craindre les premières constatations sur des réactions compensatoires de suralimentation ou de consommation abusive d’alcool ou d’autres toxiques. Ne confondons pas renoncement aux soins et report de soins ! Rappelons-nous qu’un report de soins ne doit se faire qu’après avoir échangé avec le médecin qui nous suit habituellement et qu’infirmiers et pharmaciens sont aussi là pour nous conseiller.

« ne pas oublier les plus vulnérables… »

C’est encore ne pas confondre confinement et repli sur soi. Dans notre tendance, peut-être naturelle, à nous plaindre d’abord nous-mêmes, avons-nous réfléchi à la situation de ceux pour qui les mesures que nous vivons comme une contrainte sont particulièrement difficiles voire impossibles à respecter ? Les personnes en situation de grande précarité et a fortiori celles qui « à la rue » voient leurs conditions d’aide et d’accueil se complexifier ou disparaitre. Les patients dont la santé mentale déficiente vient altérer la compréhension des mesures prises et rend encore plus difficile le contact qu’ils avaient avec leur famille et leurs amis. Tous ceux dont l’âge avancé, la maladie préexistante ou la situation de handicap sont autant de risques supplémentaires face au virus, mais aussi face à l’isolement contraint qui les prive brutalement des aidants et des services sur lesquels ils comptaient tous les jours. Toutes celles et ceux qui subissent des violences quotidiennes exacerbées par le confinement. Rappelons-nous aussi que l’attention à toutes ces personnes « vulnérables » est un des axes forts du Projet Régional de Santé Occitanie 2022.

À chacun de nous d’imaginer et mettre en œuvre toutes les mesures appropriées pour rendre moins dures toutes ces difficultés, actuelles et à venir. Et parmi elles, la volonté de maintien d’un contact social et de petits gestes d’entraide, respectueux des consignes sociales de protection, doit être notre objectif quotidien. Redisons-nous l’émotion suscitée et le réconfort apporté par un panier laissé devant la porte, un coup de téléphone, un e-mail et ses images jointes, un salut adressé depuis le balcon ou la fenêtre ouverte… Au-delà, reconnaissons tous les gestes de solidarité qui s’expriment et inscrivons les dans la durée.

« s’attacher à une juste information.. »

C’est enfin participer à la transmission d’une juste information. En cet état de crise soyons particulièrement attentifs à nos sources d’information. Parmi ces médias ne soyons pas passivement complices de ceux qui cherchent à augmenter leur audience par le recours exclusif au « scoop » ou au « scandale ». Sur les « réseaux sociaux » comme dans nos relations plus directes essayons de repérer les nombreuses informations diffusées sans avoir été suffisamment vérifiées, et luttons contre celles émanant de personnes prêtes à relayer le sensationnel, à se faire valoir ou pis à diffuser une information malveillante qu’elles savent parfaitement fausse. Privilégions au contraire les informations des sources officielles,  celles coordonnées par nos organisations de santé à commencer par le site www.sante.fr où vous trouverez un « Bulletin d’information COVID-19 en Occitanie » publié par l’ARS Occitanie et quotidiennement mis à jour. Celles initiées et soutenues par France Assos Santé Occitanie  sur notre site via www.france-assos-sante.org/occitanie, ou encore celles de notre Union nationale via www.france-assos-sante.org. N’abandonnons-pas pour autant le recul nécessaire à la réflexion et l’esprit critique !

Enfin j’attire votre attention sur le fait que cet éditorial introduit la première diffusion de « Pour notre santé ! : Les News de France Assos Santé Occitanie », qui lance notre lettre de liaison. Cette lettre porte le numéro « 0 » pour traduire la volonté de notre Commission Communication, que je remercie pour son travail soutenu, de vous faire participer le plus possible au fond et à la forme de cet outil, pour mieux vous impliquer ensuite dans la manière dont nous le ferons vivre. Nous ferons en sorte, tous ensemble, que cette Newsletter nous aide à montrer que le partenariat en santé est plus que jamais nécessaire, ouvert et urgent.

Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie

 

 


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