Le soin c’est l’affaire de tous ! – Dans la pandémie, usagers agissant en partenaires, ou mis à l’écart ?
Communication au réseau – 27 avril 2020
Le soin c’est l’affaire de tous ! – Dans la pandémie, usagers agissant en partenaires, ou mis à l’écart ?
« Laissez les affaires là, on les lui fera passer. Les visites sont strictement interdites ! »
« Mais, mais… ». La dame n’a pas pu poursuivre. Elle a laissé là à la réception de la clinique tout ce qu’elle avait soigneusement préparé et porté. Son mari a été hospitalisé en urgence pour une occlusion intestinale et lorsque l’équipe du SAMU est venue le prendre à la maison ce week-end dernier, elle n’a pas eu le temps de préparer quoi que ce soit. Aujourd’hui en début de semaine elle n’a pas de nouvelles sinon qu’il est revenu du bloc opératoire, qu’il allait mieux, puis qu’il doit sans doute y retourner. Elle sait que son mari, à plus de soixante-dix ans, souvent lassé par son diabète et son cortège de complications, va « se laisser aller » et même « se laisser mourir » s’il n’a pas rapidement un contact, même distant, avec elle, mais un contact réel. Elle n’a que quelques années de moins que lui mais c’est elle qui entretient au quotidien ce qui donne une raison de vivre, c’est elle qui prend soin.
Cette situation elle se répète peu ou prou, dans de trop nombreux établissements hospitaliers, depuis le début de la crise actuelle, et ceci en dehors même des filières de soins de la Covid 19 dont on comprend l’extrême tension et les indispensables contraintes de sécurité. Dans ces établissements cette situation est souvent indépendante des soignants directs dont certains s’offusquent de la rigidité des règles « venues d’en haut » qu’ils sont sommés de respecter. Et il n’est pas question ici d’abonder le lot des accusations et vociférations trop entretenues par certains médias complaisants quand ils ne sont pas incitateurs ! Mais comment ne pas s’interroger ?
D’abord en constatant que dans certains établissements, malgré les contraintes et la pression extrême auxquelles sont soumises les équipes, les soins sont organisés en concertation pour continuer à respecter un accompagnement global de la personne. Ici en organisant, y compris dans une unité Covid 19, la visite d’un proche aidant quand cela est indispensable au patient (en particulier dans une situation particulière comme la fin de vie) et reste possible au regard des équipes soignantes ; les responsables de service de réanimation ont depuis longtemps avant la crise actuelle accompagné cette réflexion et mis en œuvre les mesures qui en découlent ; nombreux sont ceux qui ont maintenu cet effort en l’adaptant dans la crise actuelle. Là en continuant à autoriser la présence d’un parent auprès d’un enfant hospitalisé et en l’organisant au mieux. Au contraire force est de constater que d’autres établissements imposent sans discernement des mesures de restriction d’accompagnement du soin peut-être parce qu’elles leur facilitent l’organisation quotidienne des soins techniques, en espérant que ce n’est pas pour préserver leur rentabilité économique ; et ceci quitte à inciter les soignants à revenir à des clivages dans lesquelles le vieux réflexe de « je suis un professionnel de santé, je sais ce que j’ai à faire, et en plus je fais ce que l’on me dit » est pour un soignant épuisé la voie la plus simple et la plus sécurisante.
Il nous faut ensuite nous interroger ensemble sur les recommandations institutionnelles qui redescendent en cascade d’un système administratif encore centralisateur, et qui ont pu changer jusqu’à en être contradictoires, en renvoyant à la responsabilité des strates régionales, locales et individuelles. Même si cela diminue l’efficacité ça permet aussi de ne pas avoir à porter directement le poids des dysfonctionnements induits et multiplier les « boucs émissaires » pour reprendre le titre d’un quotidien national.
Il faut enfin s’interroger sur la meilleure solution à trouver ensemble pour éviter les dérives à deux niveaux distincts. D’abord celui du terrain où la confrontation directe au danger infectieux ne doit pas faire sous-estimer l’importance du soin global y compris dans la composante bénéfice/risque que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir prendre en compte. Ensuite celui des institutions de santé, régionales et nationales, où il serait inexplicable et inexcusable que soit abandonnée la concertation dans l’élaboration et la diffusion de mesures claires et précises ; concertation qui est aussi le seul moyen efficace de s’assurer que l’application de ces mesures est également partagée par tous les établissements et ne dépend pas sur le terrain de la seule implication personnelle de certains.
Ne pas reconnaître comme partie intégrante du soin le lien entre un aidant et le patient à qui il est indispensable, serait méconnaître ce qu’est le soin. Ce serait n’y voir que la partie technique et scientifique de la pratique des professionnels de santé, alors qu’on en sait les limites. Ce serait se résigner à voir une crise grave déshumaniser le soin.
Depuis plusieurs années un mouvement conforte la modification historique récente des rapports entre ceux qui sont soignés et ceux qui les soignent. À titre individuel comme à titre collectif, les patients, leurs aidants et d’une manière plus générale les citoyens usagers du système de santé participent activement à ce mouvement. Ils montrent que chacun doit mieux s’impliquer dans son parcours de soins et de vie pour être acteur de sa santé. Ils montrent aussi que l’institutionnalisation de ce mouvement doit permettre une meilleure démocratie en santé. De plus en plus nombreux sont les professionnels de santé qui les rejoignent dans ce mouvement.
Dans cette période de crise sanitaire sans précédent, que nous soyons professionnels de santé impliqués sur le terrain, organisateurs institutionnels des soins, patients ou aidants, représentants des usagers (RU) ou simples citoyens usagers du système de santé, ne laissons pas les usagers à l’écart. Faisons-les participer à la réflexion sur les orientations à prendre, à la définition des règles à appliquer, à la diffusion des mesures à respecter. Le partenariat en santé c’est ça ! Nous y gagnerons tous. Et les enjeux du déconfinement à venir pourraient nous aider à le prouver ensemble.
Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie
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Bonne lecture !
Vivre en usagers partenaires une crise sanitaire grave
Edito du Président FAS Occitanie – 16 avril 2020
Vivre en usagers partenaires une crise sanitaire grave
Vous prenez connaissance de l’éditorial de ce premier numéro de notre lettre de liaison « Pour notre santé ! : les News de France Assos Santé Occitanie » alors que nous vivons une crise sans précédent. Crise sanitaire dont personne n’avait prédit la vitesse de propagation, l’ampleur, la gravité ni notre difficulté à y faire face. Crise qui bouleverse notre vie quotidienne et dont nous ne faisons qu’entrevoir pour l’instant les conséquences psychologiques et socio-économiques. Crise mondiale qui met à mal, comme les grandes épidémies ou les grandes guerres pour nous historiques, ce que nous pensions être l’équilibre de notre vieille Terre, même en le sachant fragile. Crise dont un des risques, immédiat comme à terme, est d’accroître encore les inégalités d’accès aux ressources essentielles, qu’elles soient économiques, culturelles ou même alimentaires et sanitaires.
« tous engagés dans le développement du partenariat en santé…»
Avec France Assos Santé Occitanie nous sommes tous engagés dans le développement du partenariat en santé qui est la seule voie d’amélioration continue et durable de la qualité et de la sécurité des soins. Ce partenariat oblige les usagers et les professionnels de santé à chercher comment faire passer le patient d’un statut d’objet de soins à celui de sujet de soin. Il doit progressivement conforter les valeurs qui chez les uns et chez les autres fondent la confiance, clé essentielle de la relation de soin.
La journée thématique organisée par France Assos Santé Occitanie, avec l’appui de l’ARS Occitanie et de Savoirs Patients, le 4 février 2020 à Narbonne sur « Usagers partenaires en Santé : l’avenir du soin », et à laquelle vous avez été nombreux à participer, nous a permis d’entrevoir le grand nombre de missions, de compétences et de champs d’action d’un tel partenariat.
Je me suis déjà adressé à vous tous, membres du réseau France Assos Santé Occitanie, et le refais aujourd’hui pour vous dire combien l’état d’urgence sanitaire auquel nous sommes confrontés vient nous montrer que ce partenariat est vital pour tous. Et c’est en partenaires engagés que nous devons solidairement lutter.
Lutter dans notre position d’usagers c’est reconnaître les positions de chacun. D’abord celle des soignants de la première ligne en contact direct de soin avec les patients atteints de la Covid 19. Celle aussi de tous les professionnels qui participent à l’indispensable maintien à l’équilibre de notre système de santé. Celle enfin de toutes celles et tous ceux qui assurent au quotidien la poursuite des tâches essentielles à une activité socio-économique de base.
Notre devoir d’usagers du système de santé c’est nous montrer solidaires des mesures générales envisagées. C’est pour chacun d’entre nous relayer leur absolue nécessité par notre exemple et tous les autres moyens appropriés. C’est reporter à la sortie de crise nos interrogations personnelles sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire ! Mais comment ?
« respecter les consignes sanitaires sans renoncer aux soins indispensables… »
D’abord en respectant sans compromis les consignes sanitaires qui nous sont données, notamment de confinement et de « distanciation sociale ». C’est aussi la première chose qui nous est demandée par les soignants et la première marque de respect et de reconnaissance que nous leur devons.
C’est aussi maintenir l’attention que nous portions ou voulions porter avant la crise à notre santé personnelle et à notre équilibre de vie. Essayons d’éviter toute dérive dans notre hygiène de vie quotidienne, comme peuvent le faire craindre les premières constatations sur des réactions compensatoires de suralimentation ou de consommation abusive d’alcool ou d’autres toxiques. Ne confondons pas renoncement aux soins et report de soins ! Rappelons-nous qu’un report de soins ne doit se faire qu’après avoir échangé avec le médecin qui nous suit habituellement et qu’infirmiers et pharmaciens sont aussi là pour nous conseiller.
« ne pas oublier les plus vulnérables… »
C’est encore ne pas confondre confinement et repli sur soi. Dans notre tendance, peut-être naturelle, à nous plaindre d’abord nous-mêmes, avons-nous réfléchi à la situation de ceux pour qui les mesures que nous vivons comme une contrainte sont particulièrement difficiles voire impossibles à respecter ? Les personnes en situation de grande précarité et a fortiori celles qui « à la rue » voient leurs conditions d’aide et d’accueil se complexifier ou disparaitre. Les patients dont la santé mentale déficiente vient altérer la compréhension des mesures prises et rend encore plus difficile le contact qu’ils avaient avec leur famille et leurs amis. Tous ceux dont l’âge avancé, la maladie préexistante ou la situation de handicap sont autant de risques supplémentaires face au virus, mais aussi face à l’isolement contraint qui les prive brutalement des aidants et des services sur lesquels ils comptaient tous les jours. Toutes celles et ceux qui subissent des violences quotidiennes exacerbées par le confinement. Rappelons-nous aussi que l’attention à toutes ces personnes « vulnérables » est un des axes forts du Projet Régional de Santé Occitanie 2022.
À chacun de nous d’imaginer et mettre en œuvre toutes les mesures appropriées pour rendre moins dures toutes ces difficultés, actuelles et à venir. Et parmi elles, la volonté de maintien d’un contact social et de petits gestes d’entraide, respectueux des consignes sociales de protection, doit être notre objectif quotidien. Redisons-nous l’émotion suscitée et le réconfort apporté par un panier laissé devant la porte, un coup de téléphone, un e-mail et ses images jointes, un salut adressé depuis le balcon ou la fenêtre ouverte… Au-delà, reconnaissons tous les gestes de solidarité qui s’expriment et inscrivons les dans la durée.
« s’attacher à une juste information.. »
C’est enfin participer à la transmission d’une juste information. En cet état de crise soyons particulièrement attentifs à nos sources d’information. Parmi ces médias ne soyons pas passivement complices de ceux qui cherchent à augmenter leur audience par le recours exclusif au « scoop » ou au « scandale ». Sur les « réseaux sociaux » comme dans nos relations plus directes essayons de repérer les nombreuses informations diffusées sans avoir été suffisamment vérifiées, et luttons contre celles émanant de personnes prêtes à relayer le sensationnel, à se faire valoir ou pis à diffuser une information malveillante qu’elles savent parfaitement fausse. Privilégions au contraire les informations des sources officielles, celles coordonnées par nos organisations de santé à commencer par le site www.sante.fr où vous trouverez un « Bulletin d’information COVID-19 en Occitanie » publié par l’ARS Occitanie et quotidiennement mis à jour. Celles initiées et soutenues par France Assos Santé Occitanie sur notre site via www.france-assos-sante.org/occitanie, ou encore celles de notre Union nationale via www.france-assos-sante.org. N’abandonnons-pas pour autant le recul nécessaire à la réflexion et l’esprit critique !
Enfin j’attire votre attention sur le fait que cet éditorial introduit la première diffusion de « Pour notre santé ! : Les News de France Assos Santé Occitanie », qui lance notre lettre de liaison. Cette lettre porte le numéro « 0 » pour traduire la volonté de notre Commission Communication, que je remercie pour son travail soutenu, de vous faire participer le plus possible au fond et à la forme de cet outil, pour mieux vous impliquer ensuite dans la manière dont nous le ferons vivre. Nous ferons en sorte, tous ensemble, que cette Newsletter nous aide à montrer que le partenariat en santé est plus que jamais nécessaire, ouvert et urgent.
Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie
Contact(s) communication :
- France Assos Santé Occitanie : tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org
Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables…
Communiqué de presse - 7 avril 2020

Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables…
Depuis l’application des mesures de confinement, indispensables, les professionnels de santé libéraux, tous mobilisés, redoutent que de nombreux patients, notamment suivis pour maladie chronique mais également tous les usagers du système de santé, n’apportent plus au suivi de leur état de santé la vigilance nécessaire.
Certains de ces patients ne veulent pas « déranger inutilement ». D’autres, inquiets, craignent d’être contaminés en se rendant dans les cabinets médicaux ou encore verbalisés au prétexte que leur motif de consultation ne serait pas jugé assez « urgent » dans ce contexte de confinement imposé.
France Assos Santé Occitanie veut rappeler qu’il ne faut pas confondre renoncement aux soins et report de soins.
France Assos Santé Occitanie s’associe aux Unions Régionales des Professionnels de Santé, médecins libéraux, infirmiers libéraux et pharmaciens d’Occitanie pour rappeler qu’un report de soins ne doit se faire qu’après avoir échangé avec le médecin qui vous suit habituellement. Infirmiers et pharmaciens sont aussi là pour vous aider à le contacter et vous conseiller.
Un contact avec les professionnels de santé qui vous suivent habituellement, et en particulier avec votre médecin traitant, vous aidera à vous maintenir en aussi bonne santé que possible.
De nouvelles dispositions, comme une téléconsultation lorsqu’elle est possible, d’autant qu’elle est remboursée à 100 % par l’Assurance Maladie, viennent, particulièrement en cette période d’épidémie renforcer les conseils généraux qu’il est possible d’obtenir par un simple appel téléphonique. Si c’est nécessaire votre médecin vous proposera une consultation physique. Ces consultations ont été organisées pour vous protéger au mieux pendant cette période critique d’épidémie.
Alors, n’hésitez pas, demandez conseil aux professionnels de santé qui vous connaissent, vous ne les dérangerez pas, ils sont là pour ça !
- Jean-Michel Bruel, Président de France Assos Santé Occitanie
- Docteur Maurice Bensoussan, Président de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Médecins libéraux Occitanie
- Jean-François Bouscarain, Président de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Infirmiers libéraux Occitanie
- Valérie Garnier, Présidente de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Pharmaciens Occitanie
Contacts presse :
- France Assos Santé Occitanie : tel : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org
- URPS Médecins libéraux Occitanie : tel : 05 61 15 80 90 ; mail : urps@urpslrmp.org
- URPS Infirmiers libéraux Occitanie : tel : 04 67 69 67 58 ; mail : contact@urpsinfirmiers-occitanie.fr
- URPS Pharmaciens Occitanie : tel : 05 61 75 03 53 ; mail : contact@urpspharmaciens-occitanie.fr
Télécharger notre communiqué de presse du 7 avril 2020 :
CP - Le confinement ne doit pas être un obstacle à l’accès aux soins indispensables
Usagers engagés dans la diffusion de la juste information en état d’urgence sanitaire
Communication au réseau – 27 mars 2020
Usagers engagés dans la diffusion de la juste information en état d’urgence sanitaire
Je vous ai évoqué dans mon dernier communiqué du 19 mars l’engagement des usagers partenaires en état d’urgence sanitaire.
J’ai insisté et le fais à nouveau aujourd’hui sur l’importance de respecter et faire respecter les mesures générales envisagées, à commencer par les règles de confinement. Encore une fois, l’heure n’est pas à la discussion sur ce qui aurait pu être fait. L’important est de faire ! De faire aujourd’hui ! Et le mieux possible !
Je voudrais souligner le rôle majeur des patients, des usagers du système de santé et de leurs associations, dans la diffusion de la juste information.
Nombreuses sont, vous le savez, les informations diffusées sans avoir été suffisamment vérifiées, quand il ne s’agit pas d’informations émanant de personnes prêtes à relayer le sensationnel, voire prêtes à tout pour se faire valoir ou pis à diffuser une information malveillante qu’elles savent parfaitement fausse.
C’est dire avec quelle prudence nous devons recevoir certaines informations, et encore plus les relayer.
C’est pour cela que je voudrais recommander, en particulier à ceux d’entre vous qui sont des utilisateurs débutants ou habitués d’Internet ou des réseaux sociaux, de privilégier les sites sécurisés officiels diffusant des informations validées. Cela implique, entre autres, d’accepter l’accès à ces informations avec un peu de délai par rapport à celles diffusées par des médias à la recherche du « scoop » ou de ne pas relayer à brûle-pourpoint des informations de témoignages indirects souvent peu fiables.
France Assos Santé Occitanie relaie, sur la page infos de son site via www.france-assos-sante.org/occitanie , les informations liées à la crise du COVID-19 : ses principales informations régionales, comme le communiqué que vous êtes en train de lire et aussi les informations nationales importantes, notamment celles émanant de France Assos Santé via www.france-assos-sante.org .
Vous y trouverez aussi un lien direct vers le site www.sante.fr que France Assos Santé Occitanie souhaite impulser, en partenariat étroit avec l’ARS Occitanie.
Enfin, j’ai fait part à l’ARS Occitanie de notre volonté d’être prêts à participer à la diffusion urgente de toute information pour accompagner auprès des usagers des mesures ou des dispositions nouvelles concernant la prévention, le dépistage ou la réorganisation de soins, aussitôt que de telles mesures pourraient être décidées.
Considérons ensemble que le partenariat en santé et notre souhait commun d’aider les soignants en première ligne passent aussi par la responsabilité que nous avons en matière d’information. Affirmons ce message et relayons-le !
Et je vous remercie avant de fermer la fenêtre de notre site régional, d’en mettre le lien en bonne place dans vos « favoris ».
Solidairement,
Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie
Santé.fr - Point Coronavirus en Occitanie
Point de situation Coronavirus en Occitanie : actualité et conduite à tenir
Retrouvez toutes les informations sur le Coronavirus en Occitanie actualisées en temps réel, le point quotidien sur la situation en région et par département via lien ci-dessous :
https://sante.fr/actualites/point-de-situation-coronavirus-en-occitanie-actualite-et-conduite-tenir
Santé.fr , documentation téléchargeable :
Santé.fr : une information fiable et utile (affiche)
Santé.fr : votre réflexe santé au quotidien ! (flyer)
FAQ Coronavirus : usagers, patients, malades, ce qu’il faut savoir
Fais-je partie des populations à risque ? Comment me déplacer pendant le confinement ? Dois-je arrêter mon traitement ?
Alors que les mesures visant à limiter la diffusion du coronavirus appliquées en France impactent directement les usagers du système de santé, les interrogations pleuvent. Passage en revue des principales informations à savoir.
Retrouver les réponse à vos question sur le site de France Assos Santé via le lien suivant :
https://france-assos-sante.org/actualite/covid-19-questions-reponses/
Revivez la journée Régionale "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin"
Vidéo Journée régionale - 04.02.2020
Revivez la journée Régionale "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin"
Le 4 février 2020 a eu lieu la Journée régionale de France Assos Santé Occitanie "Usagers partenaires en santé : l'avenir du soin" à l'Hôtel consulaire de Narbonne, CCI de l’Aude. Notre journée régionale a été chargée, dense et riche. Bravo et merci d’avoir largement contribué, par votre présence et par la qualité de votre participation aux échanges, à la réussite de cette journée.
Revivez les différents moments de la journées (chapitrage sous la vidéo) : https://youtu.be/-caB3EbVXYI
Programme de la journée : Programme-FAS-040220
ÉDITO
« Que nous soyons patient vivant avec une maladie chronique, personne en situation de handicap, proche-aidant, représentant des usagers (RU)ou « simple » citoyen, nous sommes tous usagers du système de santé. Nous pensons important de participer directement à l’organisation de notre propre parcours de soin et de vie, mais aussi à l’organisation générale du système de santé. La qualité de la relation entre celui qui est soigné et ceux qui le soignent est largement conditionnée par le partage de valeurs communes comme le respect, la loyauté, la transparence. De ces valeurs résulte la confiance réciproque entre soigné et soignant qui permet d’établir une alliance, un partenariat qui est un facteur clé de la co-construction d’un parcours de soin.
Les usagers du système de santé peuvent, dans une telle démarche, être des partenaires investis dans des missions différentes et avec des compétences spécifiques.
Participons à définir ce qu’est l’usager partenaire en santé pour mieux nous impliquer dans ce partenariat et en faire reconnaître, dans la vie de tous les jours, l’importance.
C’est l’objectif de la journée « Usagers partenaires en Santé : l’avenir du soin » organisée par France Assos Santé Occitanie, en partenariat avec l’ARS Occitanie et l'appui de l’Institut Savoir(s) Patient(s).
France Assos Santé Occitanie est profondément attachée au respect de l’expression des partenaires en santé dans leur diversité, c’est pourquoi nous vous remercions toutes et tous d'avoir participé à notre journée régionale du 4 février dernier à Narbonne. »
Jean-Michel Bruel – Président de France Assos Santé Occitanie
Contact(s) communication :
France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org
Du côté des associations - La sécurité et la santé de tous, une priorité de la FNATH face au Covid-19
Article Association – 31 03 2020
La FNATH Grand Sud, Association des Accidentés de la Vie
Depuis bientôt 100 ans, la Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés – Association des accidentés de la vie, reconnue d'utilité publique, accueille, écoute, conseille et défend tous ceux et toutes celles, quel que soit leur régime d’appartenance, qui ont été victimes d’un accident de la vie.
A son échelon local, La FNATH Grand Sud est composée des 11 départements suivants : Haute-Garonne, Gers, Aveyron, Lot, Tarn, Tarn et Garonne, Ariège, Aude, Pyrénées Atlantiques, Hautes - Pyrénées et une partie de l'Hérault. Dans tous ces départements plus de 5 000 personnes adhèrent à notre association.
En organisant des permanences associatives et juridiques, au plus près de chaque adhérent, la FNATH Grand Sud œuvre au quotidien pour l’accès aux droits et pour l'amélioration du sort de toutes les personnes accidentées, malades ou en situation de handicap, de leurs ayants droit et les représente auprès de différentes institutions et notamment judiciaires.
La sécurité et la santé de tous, une priorité de la FNATH face au Covid-19
Si la période actuelle impose unité nationale et effort collectif, la FNATH, relayée sur le plan local par les différents Groupements dont la FNATH Grand Sud, appelle les entreprises privées des secteurs stratégiques de nos départements et les employeurs publics à veiller aux principes d’application des règles de prévention pour la santé de leurs salariés, agents et fonctionnaires d’État.
Ainsi, au-delà du médical, paramédical, il appartient à chaque employeur dans le milieu de la grande distribution, bancaire, du BTP (Bâtiment et Travaux Publics), des transports et livraisons, du nettoyage, etc. de prendre toutes les mesures nécessaires à la santé et sécurité de tous les travailleurs. Il leur appartient notamment de mettre à disposition tous les moyens de protection individuelle nécessaires afin que ces salariés, exposés et en première ligne, exercent leur activité professionnelle sans risque sanitaire.
La FNATH Grand Sud, avec l’aide de ses bénévoles et juristes, va œuvrer à accompagner nos « héros du quotidien » afin qu’ils ne deviennent pas les troupes sacrifiées de la guerre sanitaire actuelle.
EN SAVOIR + sur la FNATH Grand Sud :
Actualités :
Informations et permanences :
Site Internet : fnath-grand-sud.org
Page Facebook : https://www.facebook.com/fnathgs/
Contact(s) communication :
- France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org
- FNATH Grand Sud – tel. : 05 61 70 24 83 ; mail : fnathgrandsud@bbox.fr
Du côté des associations - La belle initiative de la VMEH Hérault pour garder du lien avec les personnes isolées en période de Covid-19
Interview Association – 02 04 2020
La belle initiative de la VMEH Hérault : garder du lien avec les personnes isolées en période de Covid-19
Interview de Suzanne BLANC, Présidente de l’association VMEH Hérault – Visite des Malades en Établissements Hospitaliers, qui comporte 6 sections locales et membre du Comité régional de France Assos Santé Occitanie.
On peut être loin et très proche à la fois !
Pouvez-vous présenter succinctement les actions de votre association ?
Les bénévoles de l’association assurent des visites auprès de résidents dans des établissements de santé du département de l’Hérault, des établissements d’accueil pour personnes âgées et centres pour personnes en situation de handicap.
Comment ces actions ont évolué durant cette période de confinement ?
Nous avons adapté plusieurs activités pour continuer à être auprès des personnes, à pallier l’impossibilité de se rendre sur place et continuer à communiquer avec les personnes les plus isolées dans les établissements, qu'ils aient été précédemment visités ou non par VMEH. Ces contacts se sont exceptionnellement élargis, également à des personnes habitant dans la ville même, par l’intermédiaire du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la ville avec lequel nous entretenons de très bonnes relations depuis plusieurs années.
Comment se réalisent ces liens, ces communications en période de distanciation sociale ?
Ce sont des conversations par téléphone, ou Skype (appels vidéo). Il peut y avoir des liens par d’autres biais également, nous avons mis en place une gazette au niveau local. Cette gazette est largement distribuée par mail et courrier, notamment dans les établissements auprès desquels nous nous déplaçons habituellement. Nous avons eu beaucoup de retours très positifs à la suite de sa lecture. Il y a des dessins également, nous avons eu la proposition de deux étudiantes en école de dessin, qui ont créé des dessins. Ils sont désormais affichés.
D’autres initiatives exclusivement créées depuis cette période de confinement ?
Oui tout à fait, il y a une fabrication de masques en tissu, au regard de la demande sans retour des soignants ! Nous avons fait appel à des personnes qui savaient coudre, pour leur proposer de confectionner des masques. De fil en aiguille, le réseau des volontaires pour cette action s’est agrandi ! Le bouche à oreille, même en temps de distanciation, fonctionne très bien dans notre réseau, les personnes nous connaissent et il y a de l’entraide et de la solidarité naturellement.
Quelle organisation concrète pour la bonne réalisation de cette initiative ?
Je dépose le nécessaire pour la confection des masques dans les boîtes à lettres des personnes, et je récupère quelques jours plus tard les masques confectionnés. En tant qu’ancienne soignante, je tâche à bien respecter et faire respecter les gestes barrières ! Pour la communication, tout se réalise par téléphone, ou messages. C’est fluide et nous avons d’ores et déjà de plus en plus de demandes pour la confection de masques, nous sommes obligés de refuser ! Nous tentons de prioriser les personnes non prioritaires à savoir par exemple les aides à domiciles.
Êtes-vous en contact actuellement avec le réseau VMEH ?
Oui bien sûr. J’ai initié justement le partage de ces initiatives engagées avec tous les départements VMEH de France. Je reçois désormais de nombreux retours d’autres initiatives. Cela permet de stimuler collectivement et d’adapter les propositions d’initiatives selon le territoire !
Quelques témoignages :
« Bonjour,
Gigi, l'animatrice de La Pinède me fait le plus beau des cadeaux ce matin, des photos des résidents coloriant les dessins. Je ne pouvais m'empêcher de vous en faire part.
En plus des envois maintenant coutumiers, J’ai envoyé les gazettes à l'EHPAD de CAZOULS qui est rattachée au CH de BEZIERS, à la mairie de mon village dans le Minervois, qui est enchantée et qui va distribuer aux personnes âgées.
Je vais appeler l’ENSOLEIHADA à SERVIAN et essayer d'autres maisons de retraite de BEZIERS.
Le projet "Œufs en chocolat " a été accepté par les cadres. Je vais demander à AUCHAN...
Bises à tous, Véronique »
Véronique Vidal, responsable de la Section Locale VMEH Béziers
« Mme Rabary* bonjour,
Merci infiniment pour cette initiative et envoi de documents, qui constitueront des outils précieux pour aider les animateurs en cette période où le maintien du lien social des résidents est primordial.
Je transfère votre mail et les documents en copie aux animateurs des différents EHPAD et USLD des Hôpitaux du Bassin de Thau, ainsi que les cadres des sites et mes collaboratrices afin que disposiez de l’ensemble des adresses mails. Merci encore.
Nous pourrons également vous faire passer pour information, dès finalisation, la lettre d’information que nous allons adresser aux familles en complément des contacts téléphoniques, mails, visio que les cadres et équipes maintiennent avec les proches. Bien cordialement. »
Marion Monier-Bertrand, directrice de l'Action Médico-Sociale et des Etablissements, CH Bassin de Thau
*Bernadette Rabary est responsable de la Section Locale VMEH Sète et RU au conseil de surveillance du CH Bassin de Thau
EN SAVOIR + :
Lien site Internet : http://vmeh034.free.fr/
Contacts communication :
- France Assos Santé Occitanie – tel. : 05 34 30 24 35 ; mail : communicationFASOccitanie@france-assos-sante.org
- VMEH – http://vmeh034.free.fr/










